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Cancer

Lymphome : augmentation de l'incidence et une étude en temps réel

Fin août, l'étude REALYSA a recruté son 1 000ème patient français atteint de lymphome. Cette démarche vise à terme à compléter les connaissances sur l'évolution de la maladie à l'aune de données sociologiques, environnementales, cliniques et biologiques.

Lymphome : augmentation de l'incidence et une étude en temps réel ThitareeSarmkasat/istock

  • Publié le 27.09.2020 à 16h00
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L'ESSENTIEL
  • Realysa veut recruter 6 000 patients atteints de lymphome et récolter leurs données personnels, cliniques et environnementales pendant 9 ans maximum. Or 2 ans après le début de la campagne de recrutement, l'étude vient de trouver son 1 000e participant.
  • L'incidence de certains lymphomes augmente en France ces dernières années sans explication claire.

Observer les lymphomes pour mieux les connaître, c'est la volonté du programme Realysa - "Real world data in lymphomas and survival in adults" soit "données de vie réelle sur le lymphome et la survie chez les adultes" - qui vient de recruter son 1 000e participant fin août atteint de ce cancer du système lymphatique qui contrôle une partie du système immunitaire. Une nécessité pour aiguillonner la recherche. "On connait encore très mal les facteurs contextuels (environnementaux ou sociaux) associés à la réponse au traitement et la survie des patients", explique Dr Alain Monnereau médecin épidémiologiste à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) à Bordeaux, et investigateur coordinateur du volet épidémiologique de l’étude. 

Facteurs environnementaux et génétiques

Or ces dernières années, l'incidence de certains types de lymphomes augmente. L'origine de cet accroissement n'est pas toujours très clair pour les chercheurs. "Certains sous‑types de lymphomes sont associés à des facteurs de risque en lien avec l’immunité (antécédents de maladies auto‑immunes par exemple) comme le lymphome diffus à grandes cellules B ou le lymphome du MALT (ce qui est concordant avec les résultats obtenus dans le domaine de l’épidémiologie du VIH/sida ou des greffes d’organes) alors que d’autres ont peu d’associations avec des facteurs de risque connus mais ont davantage une origine génétique comme le démontrent les résultats des études d’associations pangénomiques récentes sur la leucémie lymphoïde chronique ou le lymphome folliculaire, assurent les auteurs des "Estimations nationales de l'incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine entre 1990 et 2018" de juillet 2019. L’existence de facteurs de risque d’origine environnementale et professionnelle est également avérée. Ces éléments montrent qu’il reste une large place pour la recherche étiologique sur ces maladies et les interactions entre facteurs environnementaux et génétiques."

Répercussions sur la qualité de vie

Pour répondre à ces interrogations, cette étude - qui peut durer jusqu'à 9 ans - a pour objectif de récolter des données de facteurs personnels, médicaux, environnementaux, traitements, suivi, observer des éléments qui pourraient contribuer à l’apparition de la maladie, répertorier des effets indésirables à long terme des traitements ainsi que mesurer les répercussions du lymphome et des traitements sur la qualité de vie relative à la santé, la vie personnelle, familiale, professionnelle et sociale des patients. Avec cela, si le patient donne son accord, les chercheurs espèrent également prélever des échantillons de sang pour "analyser l’influence de certaines molécules ou certains marqueurs sur le développement de la maladie, la réponse au traitement et les effets indésirables liés au traitement." Les scientifiques souhaitent également mener des études génétiques pour étudier l’influence de certaines mutations génétiques ou de certains profils génétiques sur la réponse au traitement des patients.

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