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QUESTION D'ACTU

Journée européenne de la prostate

Journée de la prostate : qu’est-ce que "l’hypertrophie bénigne", qui déclenche des pipis incessants ?

L’hypertrophie bénigne de la prostate peut entraîner des symptômes très gênants. Des traitements médicaux et chirurgicaux permettent de les éviter.

Journée de la prostate : qu’est-ce que \ peakSTOCK / istock.

  • Publié le 19.09.2020 à 20h00
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L'ESSENTIEL
  • Il s’agit d’une tumeur bénigne de la glande prostatique qui entraîne une augmentation du volume de la prostate.
  • Deux millions de Français de plus de 50 ans sont concernés chaque année, soit plus d’un homme sur deux.

"L’hypertrophie bénigne de la prostate, ou adénome de la prostate, est la pathologie prostatique la plus courante", explique, à l'occasion de la journée européenne de la prostate, Xavier Durand, chef du service de chirurgie urologique de l’hôpital Paris Saint-Joseph. "Elle induit des troubles urinaires de type besoins impérieux et fréquents d’uriner, même la nuit, accompagnés d’un jet faible, et de difficultés de vidange vésicale ou de nécessités de poussées".

L’hypertrophie bénigne est une tumeur bénigne de la glande prostatique qui entraîne une augmentation du volume de la prostate. Les hormones mâles, et notamment la testostérone produite par le testicule, sont responsables de l’hypertrophie de la prostate. Deux millions de Français de plus de 50 ans sont concernés chaque année, soit plus d’un homme sur deux.

Infections urinaires, calculs vésicaux… Des complications douloureuses

L’adénome de la prostate gêne l’ouverture de la vessie et comprime le canal qui lui succède. C’est ce qui explique la gêne pour uriner, l’évacuation du liquide devient pénible et lent. L’adénome irrite aussi les parois et les muscles de la vessie et de l’urètre, ce qui explique les envies fréquentes et parfois urgentes d’uriner. Les symptômes de cette maladie peuvent donc s’aggraver jusqu’à devenir une gêne sociale. Elle peut entraîner des complications à l’instar d’infections urinaires, de rétentions d’urines, de calculs vésicaux, et à un stade ultime, de l’insuffisance rénale. Le dépistage de cette maladie se fait par toucher rectal, mais certaines parties de la prostate ne peuvent pas être exploitées par ce moyen. L'examen peut alors être complété par une analyse d'urine ou une échographie.

Supprimer l’adénome avant que les reins soient abîmés

Parfois, des mesures simples permettent de limiter les troubles de l’hypertrophie bénigne de la prostate. Le patient peut par exemple réduire ses apports d’eau en soirée, suivre une rééducation de la vessie, supprimer certains excitants comme le café, ou avoir recours à des médicaments qui diminuent la congestion de la prostate. En revanche, seule une intervention chirurgicale permet de supprimer l’adénome. Mais cet acte n’est recommandé que sous deux conditions : si les troubles sont très gênants et si l’adénome gêne fortement  l’évacuation de la vessie. Le plus important est de supprimer l’adénome prostatique avant que les reins ne soient trop abîmés.

Retrouver une meilleure qualité de vie grâce à l’intervention chirurgicale

Parmi les techniques existantes, l’Holmium Laser Enucleation of the Prostate (HoLEP) est l’une des plus efficaces. Elle permet d’enlever les risques de complications évolutives de l’adénome tout en améliorant certains symptômes comme la force du jet urinaire et la bonne vidange vésicale. Au bout de quelques semaines, les patients ont une meilleure qualité de vie : moins de levers nocturnes, diminution des situations d’urgence, etc. L’intervention ne nécessite que 24 heures d’hospitalisation, alors que les anciennes techniques pouvaient nécessiter jusqu’à sept jours pour les volumes prostatiques les plus importants.

"Le patient est accueilli quelques heures avant son intervention dans le service de chirurgie ambulatoire, puis il rejoint le service d’urologie à la suite de son opération, où il passe la nuit, sous surveillance", développe Xavier Durand. "Le lendemain matin, la sonde urinaire posée lors de l’intervention est retirée, et après miction autonome, le patient quitte l’hôpital." Grâce à cette technique, les saignements sont limités, ce qui permet de retirer la sonde plus tôt.

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