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Diagnostic de la sclérose en plaques : mieux prendre en compte les éléments de la vie quotidienne

Le diagnostic de la sclérose en plaques devrait, selon des chercheurs américains, reposer sur une meilleure prise en compte de variables liées aux comportements des patients dans la vie quotidienne.

Diagnostic de la sclérose en plaques : mieux prendre en compte les éléments de la vie quotidienne Bannach/iStock

  • Publié 30.09.2019 à 12h30
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Les patients atteints de sclérose en plaques (SEP) font souvent face à des problèmes dans le cadre de leur vie quotidienne et ceux-ci doivent être davantage pris en compte pour l'évaluation clinique de leur maladie. Pourtant, de nombreuses mesures diagnostiques ont tardé à trouver le véritable outil permettant de vérifier les résultats. Les récentes recherches de la Fondation Kessler ont mis en lumière la relation entre les activités de la vie quotidienne et les tests neuropsychologiques chez les patients atteints de sclérose en plaques.

La recherche a été publiée dans le numéro spécial de réadaptation du Journal de la sclérose en plaques le 30 août 2019. Les chercheurs ont estimé que les tests neuropsychologiques cognitifs et non cognitifs des personnes atteintes de SEP devraient tous deux être mesurés afin que les cliniciens puissent se faire une idée claire du diagnostic.

Evaluer les fonctions quotidiennes

Puisque les cliniciens doivent évaluer les fonctions quotidiennes des personnes atteintes de SP, qu'elles soient cognitives ou non cognitives, l'équipe du Dr Erica Kessler a donc tenté de découvrir l'aspect plus large des tests neuropsychologiques chez les patients atteints de SEP : les fonctions cognitives comprennent la vitesse de traitement, la fonction visuelle-spatiale, l'apprentissage et la mémoire, la mémoire de travail et la fluidité verbale. Les domaines fonctionnels comprenaient la conduite automobile, l'emploi, le commerce en ligne et la prise de décisions financières et médicales.

On a découvert que les tests neuropsychologiques ont une valeur prédictive pour le comportement des individus dans ces situations réelles, selon le Dr Erica Weber, chercheuse scientifique au Center for Traumatic Brain Injury Research. Mais ceux-ci doivent donc être considérés dans un contexte plus large comprenant des variables non cognitives, comme la motricité, la fatigue et la dépression, l'activité de la maladie et le degré d'incapacité, ainsi que des facteurs propres à la personnalité, afin de mieux comprendre l'impact de la maladie sur le fonctionnement quotidien. "Ces autres types d'évaluation pour les personnes atteintes de sclérose en plaques doivent donc être soumis aux mêmes normes de validité que les évaluations neuropsychologiques", souligne le Dr Erica Weber.

La SEP touche environ une personne sur 1.000, d'après l'Inserm. C'est la première cause de handicap sévère non-traumatique chez les jeunes adultes.

https://www.pourquoidocteur.fr/MaladiesPkoidoc/992-Sclerose-en-plaques-traiter-tot-pour-reduire-le-handicap

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