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QUESTION D'ACTU

Etude du ministère de la Santé

IVG : recours massif à la contraception d'urgence

Plus d’un million de pilules du lendemain et du surlendemain sont vendues chaque année. Un moyen de contraception massif, selon les derniers chiffres du ministère de la Santé qui montrent une stabilité du nombre d'IVG.

IVG : recours massif à la contraception d\'urgence DURAND FLORENCE/SIPA

  • Publié 23.06.2013 à 14h20
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Depuis 2006, le nombre d’IVG ne bouge pas, alors qu’il était en hausse les dix dernières années précédents. Le taux moyen de recours à l'IVG en France est de 15,1 pour 1.000 femmes et c’est toujours parmi les femmes de 20 à 24 ans qu'il est le plus élevé (27 sur 1.000 en métropole et 50 sur 1.000 outre-mer).


Ce constat de stabilité, établi par la Drees, le service statistique des ministères sociaux, cache cependant des évolutions. Tout d’abord, sur les 225 500 IVG réalisés en 2006, plus de la moitié (55% exactement) ont été des avortements médicamenteux. En métropole, 13% des IVG sont même réalisées en cabinet médical, 1% seulement en centres de santé, de planification ou d'éducation familiale, et les 86% restant en établissement hospitalier.


Autre changement notable : « Les femmes connaissent de mieux en mieux la contraception d'urgence et l'utilisent de plus en plus », note la Drees. Plus d’un million de pilules du lendemain et du surlendemain sont en effet vendues chaque année depuis 2005.  Pour faire baisser le nombre d’IVG, faut-il, du coup, prescrire systématiquement et à l’avance la contraception d’urgence ? C’est la question que la Direction générale de la santé a posée à la Haute autorité de santé, puisque les pilules du lendemain et du surlendemain ne sont pas efficaces à 100% et que plus la prise du médicament a lieu rapidement après le rapport non protégé, plus l’efficacité est grande. Après avoir analysé les résultats des études parues sur le sujet, la HAS a conclu, en mai 2013, que la prescription systématique de la contraception d’urgence n’avait pas d’impact sur le nombre de grossesses non prévues. Ce moyen de contraception doit rester une « solution de rattrapage », insiste la Haute autorité, mais elle peut être prescrite à l’avance dans certains cas, tels que les femmes qui ont un accès difficile à une pharmacie, celles qui voyagent beaucoup à l’étranger, ou encore celles qui utilisent des moyens de contraception peu efficaces. 


Enfin, d'après ces dernières données - certes provisoires-, le déremboursement des pilules de 3e et 4e génération ne s’est pas traduit par une augmentation des interruptions volontaires de grossesse au cours des derniers mois de 2012.

 

 

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