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Psychiatrie

Psychiatrie : pratique-t-on encore les électrochocs ?

Souvent associés à une psychiatrie barbare, les électrochocs sont pourtant très utiles dans de nombreux cas.

Psychiatrie : pratique-t-on encore les électrochocs ? OcusFocus / iStock

  • Publié 20.05.2018 à 10h05
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Utilisés depuis de nombreuses décennies, les électrochocs ont longtemps fait peur. Appelés à présent "électroconvulsivothérapie" ou "sismothérapie", ils se pratiquent sous anesthésie générale et sont aussi efficaces que certains médicaments.

Un courant électrique qui soigne ?

Les électrochocs envoient un courant électrique dans le cerveau pour provoquer une crise d'épilepsie. Cette décharge permet de stimuler les neurones qui sont forcés à établir de nouvelles connexions et améliorer certains symptômes et maladies psychiatriques.

Comment se déroule une séance d'électrochocs ?

Ces dernières années, la pratique a beaucoup évolué. Même si le concept reste le même, les électrochocs sont maintenant pratiqués sous anesthésie générale avec une injection de curare pour éviter les tremblements des muscles.

Une fois le patient endormi, le psychiatre place plusieurs électrodes sur sa tête pour mesurer l'activité de son cerveau pendant la crise. La décharge électrique ne dure qu'une à 2 minutes. 

Une fois l'anesthésie levée, le patient aura besoin d’à peu près d'une heure pour se réveiller avec parfois quelques nausées ou des pertes de mémoire à court terme seulement.

À qui s'adresse les électrochocs ?

Depuis l'utilisation des électrochocs en psychiatrie dans les années 30, les psychiatres ont expérimenté cette technique sur de nombreuses maladies avec plus ou moins de succès car la technique n’était pas toujours bien maitrisée.

Des études modernes ont confirmé l’efficacité des électrochocs dans certains cas de dépression sévère ou de mélancolie résistante au traitement, schizophrénie ou de psychose chronique, trouble bipolaire résistant au traitement, y compris pendant les accès maniaques.

La mauvaise réputation des électrochocs peut encore faire hésiter de nombreux malades. Pourtant, cette pratique efficace jusqu’à 80 % des cas de dépression par exemple est maintenant pratiquée de façon sécurisée, toujours dans l’intérêt du patient.

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