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Belle histoire

L’institut Pasteur veut « sauver » le vaccin contre la tuberculose

La tuberculose reste une des premières maladies mortelles dans le monde. La vaccination est devenue de moins en moins efficace : en cause la souche permettant de fabriquer ce vaccin a perdu une partie de son efficacité en 100 ans… Mais celle d’origine est conservée là où elle a été découverte ; à Lille. D’où le projet original de s’en resservir.

L’institut Pasteur veut « sauver » le vaccin contre la tuberculose Sohel_Parvez_Haque

  • Publié 24.03.2018 à 10h21
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Trois tubes en verre contiennent cette première souche. Jamais ouvert depuis 1920. Sans doute toujours aussi virulente ; elle va quitter les rayons de l’histoire pour redonner vie à une nouvelle version du vaccin dont on espére qu’il retrouvera son efficacité et continuera à sauver des millions de vie

On pensait un peu naïvement qu'on en était débarrassés depuis longtemps de la tuberculose en France ; elle n’est malheureusement jamais réellement partie, même si l’hygiène et la vaccination ont transformé le désastre d’autrefois en une maladie dont il faut surveiller les foyers sporadiques sans relâche

Pasteur et Lille

La lutte contre la tuberculose est celle de l’histoire de la médecine moderne. Les bacilles de la tuberculose existaient il y a trois millions d'années, mais il faudra attendre 1882 pour qu’un célèbre docteur allemand, Robert Koch en découvre l’origine, bien aidé par les travaux de Louis Pasteur ; appelé le Bacille de Koch, le célèbre BK, il faudra attendre quelques années, 1921, et deux chercheurs Français de l’Institut Pasteur de Lille, Albert Calmette et Camille Guérin    pour découvrir le premier vaccin contre la tuberculose sur lequel ils travaillaient depuis 1908. Baptisé BCG pour « Bacille de Calmette et Guérin », ce vaccin deviendra obligatoire en France en 1950.

Le vaccin est plus efficace chez le nouveau-né et l'enfant que chez l'adulte. La protection est estimée entre 75 et 85 % des formes graves du nourrisson et du jeune enfant et entre 50 et 75 % chez l’adulte.

Pour les adultes cela n’a donc jamais été une très bonne vaccination. Et puis la durée moyenne de la protection n’est que de 10 à 15 ans.

En raison de la raréfaction de la tuberculose, cette vaccination – qui n’était pas considérée comme la meilleure -   n’est plus obligatoire depuis 2007. Elle est juste recommandée chez les enfants les plus exposés.

Toujours présente et mortelle

L’état des chiffres de tuberculose signe l’état sanitaire d’un pays.

En ce jour de Sidaction, il faut rappeler que la tuberculose arrive en tête des causes de mortalité d'origine infectieuse à l’échelle mondiale, devant le sida. En 2014 1,5 million de personnes sont mortes de la tuberculose (Source OMS). Cependant, 20 pays regroupent 90 % des tuberculeux.

La vaccination reste encore une des armes

La tuberculose est et restera une maladie de la pauvreté. La pauvreté revient ; la tuberculose est dans ses bagages.  

Les cas constatés sont soit des gens en situation très précaires, beaucoup de SDF en particulier, des migrants de régions pauvres où la maladie fait encore rage par exemple en Afrique. C’est clair que l’hygiène du XXème siècle a beaucoup plus fait pour la quasi disparition de cette maladie que la vaccination. Restent encore 5000 malades par an en France

Dans 75% elle attaque les poumons où elle va faire des trous. Mais elle peut sévit dans d’autres parties du corps en particulier les os.

C’est d’abord une grande fatigue, de l’amaigrissement, de la fièvre, des douleurs des articulations et des sueurs la nuit. Dans les foyers d’hébergements, l’encadrement est très soucieux de la persistance de ces signes pendant plusieurs semaines et font vite passer des examens. Parce que les symptômes du tuberculeux pris de toux persistante et de crachats sanglants, comme dans les « Misérables », sont très tardifs.

Seule une personne souffrant de tuberculose pulmonaire – pas celle des os -  peut transmettre la tuberculose. Elle est contagieuse tant qu’elle n’est pas soignée efficacement et le reste deux semaines encore après le début de ce traitement.

C’est un microbe célèbre, dont vous avez appris le nom à l’école, le bacille de Koch, qui se transmet par voie aérienne, en toussant, crachant ou en éternuant.

Au contact de ce bacille de Koch

En cas de contamination, dans 90% des cas, rien de visible.  C’est ce que l’on appelle une primo infection. C’était autrefois un terme redouté que l’on n’entend plus beaucoup aujourd’hui. C’est ce que l’on appelle une tuberculose « dormante » : le bacille reste présent dans le corps, mais le système immunitaire empêche en permanence sa multiplication.

 Chez les 10 % restant, cela va être la maladie : la tuberculose devient active et contagieuse.

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