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La Dépakine, dangereuse pour les capacités intellectuelles de l’enfant

Lorsqu’une femme suit un traitement à base de Dépakine pendant sa grossesse, cela n’est pas sans danger pour le bébé. D’après une nouvelle étude, ce médicament peut avoir des conséquences sur les capacités intellectuelles de l'enfant. 

La Dépakine, dangereuse pour les capacités intellectuelles de l’enfant kmiragaya/epictura

  • Publié 21.02.2018 à 17h05
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En novembre dernier, la cour d'appel d'Orléans a condamné le laboratoire Sanofi à verser 3 millions d’euros d’indemnités à une famille. La femme prenait de la Dépakine depuis son enfance et aucune information sur les dangers potentiels du traitement ne lui avaient été données lorsqu’elle est tombée enceinte. Sa fille présente aujourd’hui de graves malformations physiques.

La Dépakine est un anti-épileptique, responsable de moins bonnes performances scolaires chez les enfants.. Elle contient du valproate de sodium, une substance qui peut provoquer des malformations physiques chez l’enfant si elle est ingérée pendant la grossesse, le risque de retard intellectuel est donc élevé.

Une nouvelle étude menée par des chercheurs danois et publiée dans le Journal of the American Medical Association, atteste de l’existence d’un lien entre la prise de Dépakine pendant la grossesse et les performances intellectuelles de l’enfant sur le long terme.

Le valproate, plus dangereux que les autres anti-épileptiques

1865 enfants ont été exposés à différents anti-épileptiques pendant la grossesse : du valproate, du phenobarbital, de l’oxcarbazepine, de la lamotrigine, le clonazépam ou de la carbamazépine et des enfants, dont les mères n'ont pris aucun traitement de ce type. Ceux exposés au valproate, et donc à la Dépakine, pendant la grossesse de leur mère, ont eu de moins bons résultats lors de tests scolaires. Ceux-ci ont été réalisés sur la période allant du primaire au début du collège.

Pour les enfants exposés au clonazépam, les taux de réussite étaient aussi moins bons que ceux des enfants n’ayant été exposés à aucun anti-épileptique pendant la grossesse. Cependant, ils demeuraient meilleurs que les résultats des enfants soumis au valproate. Pour les autres anti-épileptiques, aucune différence de réussite scolaire n’a été constatée, en comparaison aux enfants qui n’ont jamais été exposés à l’une ou l’autre de ces substances. 

Selon un rapport publié par l’Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm) et l’Assurance maladie en avril dernier, entre 2150 et 4100 enfants seraient victimes de malformations à cause de la Dépakine. 

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