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Maladie orpheline

Un nouveau traitement contre la paraparésie spasmodique tropicale

Des chercheurs japonais sont parvenus à réduire le handicap de personnes atteintes de paraparésie spasmodique tropicale, ou myélite à HTLV-1, un trouble d'évolution lente de la moelle épinière. Cette avancée significative a été obtenue grâce un anticorps qui cible les cellules infectées. 

Un nouveau traitement contre la paraparésie spasmodique tropicale peshkova/epictura

  • Publié 09.02.2018 à 16h18
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5 à dix millions de personnes dans le monde sont infectées par le virus HTLV-1, un rétrovirus qui provoque des transformations dans différentes cellules. Ce virus est responsable de la leucémie à lymphocyte T (un cancer rare) et de la paraparésie spasmodique tropicale ou myélopathie à HTLV-1.
Des chercheurs japonais sont parvenus à réduire le handicap de plusieurs malades, en utilisant un anticorps monoclonal, le mogamulizumab, contre le CCR4, une protéine qui est à la surface des cellules infectées. L’étude, menée par des chercheurs japonais, a été publiée dans le New England Journal of Medicine. 

Inflammation de la moelle épinière

Le mogamulizumab est un anticorps monoclonal humanisé anti-CCR4. Il s’attaque aux cellules infectées par le virus. Chez les patients atteints d'une myélite à HTLV-1, le virus provoque une transformation des cellules lymphocytaires T de type CCR4 et une inflammation chronique de la moelle épinière. Cette inflammation chronique de la moelle est à l'origine d'une maladie avec des poussées de l'inflammation et un handicap séquellaire, qui ressemble beaucoup à la sclérose en plaque.

Une baisse de la charge virale

L'étude de ce traitement s’est effectué en deux temps. Pendant la première phase, 21 patients ont reçu une dose de mogamulizumab et ont été suivis pendant 85 jours. Sur ce nombre, 19 ont continué à recevoir des doses durant les 24 semaines qui ont suivi, à 8 ou à 12 semaines d’intervalle. L’utilisation du mogamulizumab a réduit le nombre de cellules infectées par le virus HTLV-1. La concentration virale dans le sang s’est réduite de 64,9% au 15e jour de l’essai. 

Diminution de la spasticité

Les conséquences l'inflammation de la moelle sont à l'origine d'un handicap moteur important avec une spasticité des muscles (une augmentation du tonus musculaire, le muscle se contracte trop fort au repos, et de manière répétée sans pouvoir s’arrêter). Le seul traitement utilisé jusqu'ici était purement ssupensif et consistait en des perfusions de corticoïdes pour essayer de réduire l'inflammation de la moelle épinière. Grâce au traitement anti-CCR4, la spasticité s’est réduite de 79%, et le handicap moteur de 32% chez les malades. Cette technique thérapeutique comporte tout de même des effets secondaires. Près de la moitié des patients sont concernés par des effets indésirables de stade 1 ou 2. 

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