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QUESTION D'ACTU

Epidémies

500 ans plus tard, on sait pourquoi des millions d'Aztèques ont été décimés.

Souvenez-vous ! Lorsque l’homme est revenu pour la première fois de la Lune, les astronautes ont dû rester un long moment en quarantaine, car les nouveaux explorateurs savaient pertinemment les dégâts que leurs ancêtres avaient pu provoquer, lors de leurs voyages lointains. Le premier ennemi de l’homme est, et restera, le microbe. Surtout les voyages des microbes.

500 ans plus tard, on sait pourquoi des millions d'Aztèques ont été décimés. Patryk_Kosmider

  • Publié 17.01.2018 à 17h05
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Avant que Christophe Colomb ne décide de diriger son étrave vers le nouveau monde, le Mexique était une sorte de paradis, et ses habitants, les Aztèques, ont laissé les traces d’une civilisation brillante, faites de savants et d’architectes, dont les traces sont encore visibles un peu partout dans le pays. Les livres d’histoire ne sont pas très prolixes sur les raisons de leur disparition. Les armes de l’époque, pas très efficaces, ne suffisent pas à expliquer un tel génocide. On oublie que ce ne sont pas les bijoux de pacotilles, dont la légende nous raconte la distribution chez des « sauvages aux yeux brillants » qu’ont amené les explorateurs avec eux, mais plutôt de petits organismes, des armes de destruction massive, qui ont toujours existés et qui gardent d’ailleurs toute leur virulence.

Des Salmonelles

Cela l’histoire moderne le reconnaît aisément. En revanche, on ne savait pas quelle « armes » avait frappé : Diphtérie, variole, peste…, les grands classiques des épidémies dévastatrices du moyen-âge ?

Et bien non ! La revue Nature Ecology and Evolution révèle le nom du coupable. C’est une bactérie très à la mode depuis quelques mois, la fameuse Salmonelle, dont une lointaine cousine fait vaciller en ce moment le géant Lactalis.

C’est   la lecture du récit des symptômes avant la mort et surtout la recherche d’ADN sur des restes osseux, qui ont mis en évidence le responsable de la mort de 80% des habitants des zones côtières et 50% de ceux de l’intérieur du Mexique. Une catastrophe sanitaire qui condamnait la survie de toute une civilisation.

Que ce soit par les relations sexuelles ou par le biais des animaux domestiques que les équipages amenaient avec eux, la contamination a été massive et rapide.

La menace reste intacte

L’anecdote de la quarantaine des astronautes, fait aujourd’hui un peu sourire, mais les spécialistes des microbes savent parfaitement que le monde est à la merci d’une mutation rapide et inexpliquée d’un gentil virus ou d’une bactérie anodine.

De temps en temps l’homme se laisse encore surprendre : par exemple on sait que les avions gros porteurs ne sont pas indemnes de responsabilité dans l’explosion de l’épidémie de SIDA, un virus très ancien qui avait fini par vivre tapi quelque part et que son exportation a réveillé.

Et que penser si demain, un vaisseau d’u autre monde atterrit sur notre bonne vieille terre. Sachez qu’il n’y a pas que les scénaristes d’Hollywood pour y réfléchir….

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