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QUESTION D'ACTU

Auxiliaires médicaux

Les médecins ont besoin de chiens et de chats… dans les maisons de retraite et les hôpitaux

Le corps médical a désormais conscience de l’importance d’un animal de compagnie dans la vie de certains de leurs malades. Les expériences se multiplient et les règles changent.

Les médecins ont besoin de chiens et  de chats… dans les maisons de retraite et les hôpitaux damedeeso/epictura

  • Publié 23.11.2017 à 20h05
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Le besoin d’animal de compagnie est très important chez les personnes âgées, car avant d’être présent auprès du fauteuil et du lit, c’est surtout un excellent moyen pour s’imposer les quelques minutes de marche quotidienne dont on sait qu’elles sont fondamentales pour retarder la perte d’autonomie.

Pour les psychiatres, en cas de handicap mental, rien n’égale la patience de l’animal pour éviter le repli sur soi-même, l’absence de compréhension du monde des autres. Par exemple, certains enfants qui arrivent difficilement à articuler quelques mots trouvent une motivation pour apprendre les ordres simples qu’exige la vie avec un chien. Sans banaliser la maladie, la présence d’un animal à leur côté attire spontanément une sympathie qui aide un peu – il n’y a rien de miraculeux – mais un peu tout de même, l’échange avec les autres.

Quel animal ?

Le meilleur ami de l’homme reste le chien. Il est capable de mémoriser plus de 50 ordres simples. C’est un véritable auxiliaire médical. Ils ne sont malheureusement que quelques centaines en France alors que les handicapés physiques qui pourraient en bénéficier sont plusieurs dizaines de milliers…

L’histoire de Thérèse et Coockie 

Thérèse est une femme qui souffre d’une maladie très fréquente, un diabète insulino-dépendant qui nécessite des piqûres d’insuline plusieurs fois par jour.

Coockie est un animal. Qui appartient à la race qui marche à 4 pattes, c’est un petit cocker anglais. Jusque-là, rien de bien original… Si ce n’est que le diabète de Thérèse est très dur à équilibrer et qu’elle fait sans arrêt des hypoglycémies, ces horribles malaises qui donnent l’impression de défaillir et se terminent en général par une perte de connaissance si l’on n’intervient pas assez tôt. Mais chez Thérèse, ces malaises se produisent le plus souvent la nuit, pendant son sommeil. Elle était donc obligée de se réveiller toutes les heures pour vérifier que sa glycémie ne baisse pas trop. C’est là qu’intervient Coockie, qui lui n’est pas malade… C’est bien plus qu’un simple cabot : il a été entraîné pour détecter ces fameuses chutes de sucre dans le sang. Alors Coockie vient 2 fois par nuit, flairer sa maîtresse et la réveiller s’il détecte des odeurs d’hypoglycémie. Et aujourd’hui, Thérèse peut enfin passer des nuits tout à fait correctes.

Hôpitaux et maisons de retraite… la porte s’ouvre

C’est un problème que les médecins généralistes connaissent bien. Il n’est en effet pas rare qu’une brave grand-mère persiste dans son désir de rester à la maison, alors que son état de santé lui imposerait de rejoindre une institution spécialisée, tout simplement parce qu’à côté de son lit, il y a son chat ou son chien.

La séparation d’avec son animal de compagnie est insupportable, on ne peut pas toujours envisager de les autoriser dans les maisons de retraite, même si plus de la moitié acceptent aujourd’hui les animaux de compagnie. Mais, certains hôpitaux également, surtout dans des services de long séjour. Pour des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer ou des enfants autistes, pouvoir communiquer avec un animal peut faire partie de la thérapie.

De nombreuses institutions pensent à ce problème. Certaines sont même en train de franchir le pas, même si pour des raisons d’hygiène, le personnel est souvent résolument contre… Une idée en fait toute simple, utiliser des bêtes pour rendre l’hôpital plus humain.

Pas toujours évident

Si l’animal de compagnie a toujours suscité bien des espoirs, il y a eu aussi beaucoup de déconvenues.

Oiseaux, chevaux, poissons contre le stress, singes pour les paralysés, dauphins pour les autistes, tout a été essayé, au risque de voir se transformer en ménagerie les hôpitaux de long séjour ou les instituts de psychiatrie, mais sans grand succès.

 

 

 

 

 

 

 

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