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QUESTION D'ACTU

Journée nationale de lutte contre le harcèlement à l’école.

Enfant harcelé, il faut en parler aux enseignants et ne pas attendre pour agir

700 000 élèves sont victimes chaque année de brimades, de moqueries au quotidien, voire de mise à l’écart et de violences physiques. Si c’est le cas les parents doivent agir auprès de l’enfant mais aussi de l’enseignant ; vite !

Enfant harcelé, il faut en parler aux enseignants et ne pas attendre pour agir Sopotniccy/epictura

  • Publié 09.11.2017 à 15h40
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Simples disputes entre copains ou problème plus grave… Comment savoir si la ligne jaune a été franchie et qu’un enfant est victime de harcèlement ?  C’est difficile, surtout quand il s’agit de harcèlement moral comme c’est le plus fréquent à l’école. Quels sont ces  actes de harcèlement ? des insultes répétées, du chantage, de l’humiliation, des provocations sexuelles… Tous ces actes sont souvent cachés et tournés à la dérision. Certains signes doivent quand même alerter: des troubles du sommeil, un enfant irritable, agité, particulièrement susceptible, ou encore qui  a des maux de ventre ou de l’eczéma. Une baisse des performances scolaires, ou un repli sur soi peuvent aussi être le signe d’un harcèlement.

Contacter les enseignants.

Devant de tels signes, il ne faut pas hésiter à prendre contact avec l’enseignant car 8% des élèves sont victimes de harcèlement verbal sévère. C’est vrai que l’enfant refuse souvent que ses parents alertent le corps enseignant. C’est un vrai dilemme, d’autant qu’un enfant harcelé est en situation de faiblesse ; prendre sa défense en alertant ses enseignants risque de confirmer à ses yeux et à celui de son entourage qu’il est incapable de se défendre tout seul.

Il faut donc d'abord essayer de lui donner des armes pour qu’il arrive à se défendre seul, avec le risque s’il est déjà victime d’un vrai harcèlement depuis longtemps, qu’il soit déjà trop tard.

L’enfant ne s’en sortira pas seul.

Une règle : si l’enfant est en train de se dévaloriser aux yeux de ses parents, il faut agir. Les psychiatres affirment qu’il faut arrêter de croire que le harcèlement est un passage inévitable et que pour tout le monde est passé par là. Il ne faut pas trop attendre pour agir et sortir l’enfant de ce qui devient un cercle vicieux. Car les études vont toutes dans le même sens : le harcèlement à l’école laisse des séquelles durables. Elles montrent que les séquelles psychiques du harcèlement subi à l’école sont encore vives plusieurs dizaines d’années après. A 50 ans, ces personnes ont non seulement un niveau de stress plus élevé que celles qui n’ont pas été les souffre-douleurs de leurs camarades. Leurs risques de dépression, de troubles anxieux et de pensées suicidaires sont également doublés. Pour le Pr Louis Jehel, chef de service de psychiatrie à la Martinique, les situations récurrentes de harcèlement à l’école constituent un véritable traumatisme psychique, dont les conséquences peuvent s’apparenter au syndrome de stress post-traumatique que vivent les victimes de viol ou d’attentat par exemple.

Cela ne veut pas dire qu’il faut absolument médicaliser une situation de harcèlement si elle est prise en compte par les parents et l’équipe éducative, ce qui devrait suffire. Les conséquences les plus importantes s’observent chez les enfants qui ont tu leur harcèlement ou qui ont peu bénéficié du support familial et éducatif qui aurait pu les aider à développer des stratégies de lutte

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