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Alzheimer, Parkinson, SLA...

Maladies neuro-dégénératives : le microbiote pourrait être en cause

Une étude américaine met en lumière le possible rôle joué par le microbiote dans le développement des maladies neuro-dégénératives. Une piste encourageante qui pourrait conduire à une nouvelle forme de traitement.

Maladies neuro-dégénératives : le microbiote pourrait être en cause Wikimédia Commons

  • Publié 08.10.2016 à 12h26
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Et si les maladies neuro-dégénératives telles que Alzheimer ou Parkinson étaient indirectement liées à nos intestins ? C'est ce que suggère une récente étude américaine menée par l'école de médecine de Louisville (Etats-Unis) et publiée dans Scientific reports.

Les chercheurs sont parvenus à établir un lien entre ces pathologies et notre flore intestinale en étudiant deux types de protéines : l'amyloïde et l'alpha-synucléine. La première est une protéine intestinale, produite par des bactéries. La seconde est une protéine naturellement sécrétée par le cerveau. Or, les chercheurs ont constaté que cette dernière se transforme en amyloïde si elle est produite en quantités excessives.

"Ensemencement croisé"

Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont injecté des bactéries E-coli capables de produire des protéines amyloïdes à un premier groupe de rats, chez qui ils ont constaté une augmentation des niveaux de production d’alpha-synucléine dans les intestins et dans le cerveau. Un groupe de rats témoin a reçu lui des bactéries similaires mais incapables de produire de l’alpha-synucléine : chez ces animaux aucun effet n'a été observé.

Ces résultats suggèrent donc un lien possible entre la flore intestinale et certains processus cérébraux impliqués dans l'apparition de maladies neuro-dégénératives. Au vu de ces résultats, les chercheurs envisagent deux hypothèses : la première est que la production de l’amyloïde par les bactéries du microbiote entraînerait la création de cellules immunitaires et conduirait à une inflammation du cerveau. La seconde théorie émet la possibilité d’un « ensemencement croisé », qui favorise l’agglutination des protéines produites par le microbiote dans les neurones.

Des pistes de nouveaux traitements préventifs 

Cette possible influence des bactéries intestinales sur le développement des maladies neuro-dégénératives ouvre la voie à de nouveaux traitements d’ordre préventif ou thérapeutique en ciblant le microbiote. Pour le le Dr Robert P. Friedland, auteur principal de l’étude, cette conclusion se révèle essentielle : "la plupart des maladies ne sont pas causées par des gènes, et l'intestin est notre exposition environnementale la plus importante. De plus, nous disposons de multiples options thérapeutiques pour influencer les communautés bactériennes du microbiote intestinal."

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