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QUESTION D'ACTU

Syndrome d'alcoolisation foetale

Alcool et grossesse : le développement de l'enfant perturbé

8 000 bébés naissent chaque année avec un syndrome d’alcoolisation fœtale. Malformations faciales, retard mental et troubles du comportements sont fréquents.

Alcool et grossesse : le développement de l'enfant perturbé ampack/epictura

  • Publié 09.09.2016 à 21h07
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Zéro goutte d’alcool pendant la grossesse. Un message simple que les femmes enceintes ont du mal à intégrer. 23 % d’entre elles continuent en effet de consommer des boissons alcoolisées durant leur grossesse. Santé Publique France relance sa campagne d’information à l’aube de la journée mondiale de sensibilisation au syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF), ce 9 septembre. 8 000 enfants environ naissent avec ce trouble dans le pays chaque année. Quelles sont les conséquences de ce syndrome ? Pourquoidocteur fait le point.

Un faciès typique

Les enfants atteints d'un SAF présentent un faciès spécifique. Les microcéphalies ne sont pas rares. Ce trouble du développement physique se manifeste par une boîte crânienne inférieure à la normale. Les mesures, réalisées après la mise au monde, permettent une comparaison sur le carnet de santé, à l’aide de plusieurs courbes.

Le faciès associé au SAF se définit par plusieurs dysmorphies faciales : fentes palpébrales raccourcies, sillon naso-labial lisse, allongé ou effacé, lèvre supérieure mince… Une combinaison d’au moins trois éléments permet de conclure à un tel syndrome.

Source : Alcool Assistance

Des problèmes d'apprentissage

D’autres altérations permettent de conclure à un SAF, d’après le guide édité par la Haute Autorité de Santé (HAS). La dysmorphie faciale est au cœur du diagnostic : au moins une manifestation doit être détectée en association avec un retard de croissance ou un trouble du système nerveux central.

Avec le développement de l’enfant, plusieurs troubles apparaissent, notamment liés au faible Q.I. observé dans cette population. Troubles de l’apprentissage, retard psychomoteur, trouble de l’attention, troubles du comportement ou de l’adaptation sociale inexpliqués font également partie des manifestations à surveiller.

Mais comme le précise la HAS, « la forme clinique la plus fréquente est la forme partielle qui est responsable de troubles neuro-développementaux, d’échec scolaire, de troubles des conduites, de délinquance et d’incarcération, de consommation de produits à l’adolescence. »

Un seuil sans risque ?

Comme son nom l’indique, le SAF est lié à une exposition in utero à l’alcool. En France, 1,3 naissance sur 1 000 est concernée. Plusieurs études ont été menées pour déterminer un seuil de risque, et une période critique. Mais les résultats sont hétérogènes et parfois contradictoires, d'où une abstinence totale recommandée par les autorités sanitaires durant les 9 mois de grossesse.

Lors d'une consommation de boissons alcoolisées par la mère, l’éthanol se diffuse passivement par le placenta, et le liquide amniotique peut servir de réservoir. L’alcoolémie de la mère est exactement celle qui est transmise au fœtus. Or celui-ci est particulièrement vulnérable car son organisme n’est pas capable de métaboliser l’alcool.

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