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Pour le rein

Journée mondiale du don : la greffe à partir de donneur vivant progresse

L’idée du don d’organes progresse dans les consciences, notamment le don du vivant. Mais il reste encore du chemin à parcourir, rappellent les associations.

Journée mondiale du don : la greffe à partir de donneur vivant progresse Janine Sot/AP/SIPA

  • Publié 17.10.2015 à 15h34
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Vendre un rein pour une greffe. C’est en s’appuyant sur cette annnonce publiée de manière furtive sur Ebay que la Fédération des associations pour le don d'organes et de tissus humains France Adot a voulu « éveiller les consciences » en rappelant une réalité, en cours dans plusieurs pays, de la commercialisation des organes humains. Mais l'association a voulu également rappeler que le don peut aussi se faire du vivant de la personne, notamment dans le cas du rein.

Le don du vivant en progression

La Journée mondiale du don d’organes et de la greffe qui a lieux ce 17 octobre est une occasion que les acteurs de la greffe saisissent pour sensibiliser la population à la question du don. Chaque année en effet, le nombre de patients en attente de greffe est toujours plus grand que le nombre de greffons disponibles, même si des progrès indéniables ont été réalisés sur le sujet (voir encadré). Par exemple, en 2013, parmi 14 336 candidats à une greffe rénale, seuls 3 074 ont été greffés

Le don du vivant  est une des solutions pour répondre à la demande. En la matière, le nombre de personnes greffées a progressé, précise l’Agence de la biomédecine. Ce type de greffe représentait 13 % de l’activité de greffe rénale en 2013 contre 8 % en 2008, avec une progression de 12,3% de l’activité par rapport à l’année précédente.
357 greffes rénales ont été réalisées ainsi en 2013, soit une augmentation de 18 % par rapport à 2011. L'Agence de biomédecine espère atteindre 20 % en 2016.
Les dons de rein du vivant sont réservés à des membres proches d’une famille, afin d’assurer la compatibilité entre donneur et receveur.

En outre, le rein n’est pas le seul organe à pouvoir être prélevé de son vivant : figurent également dans la liste la moelle osseuse, la peau, les fragments osseux et de façon exceptionnelle, des lobes hépatique ou pulmonaire.

Des réticences tenaces

Cela étant, en ce qui concerne le don d’organes après la mort, les associations continuent à déplorer que beaucoup renâclent encore à aborder la question avec leurs proches.

Or, si la question se pose lors du décès d’un proche, la famille refuse bien souvent le don à défaut de connaître clairement la position du défunt. La meilleure façon de faire progresser le don d’organes après la mort reste donc de communiquer auprès de son entourag avant.

La demande encore supérieure à l’offre

20 000 personnes sont actuellement en attente d’une greffe en France, tandis que seuls 5 500 ont pu être opérées l’an dernier, d’après l’association France Adot. Dans le cas du rein en particulier, parmi 14 336 candidats à une greffe rénale, seuls 3 074 ont été greffés en 2013, rappelle l’Agence de la biomédecine. C'est en 2012 que le seuil symbolique des 5 000 greffes par an a été passé, tirées en particulier par la franche augmentation des greffes de rein issus de donneurs vivants. Parmi les six organes que l'on sait greffer aujourd'hui, le rein est l'organe qui est le plus greffé, avec 60 % des greffes. À l'inverse, l'intestin représente moins de 1 %. Les personnes décédées sur lesquelles le prélèvement d'organes est possible ne représentent que moins de 1 % des décès qui surviennent à l'hôpital.

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Source : Agence de biomédecine

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