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Manifestations neurologiques

Maladie de Lyme : des anti-inflammatoires pour limiter les complications

Les anti-inflammatoires pourraient prévenir les complications neurologiques de la maladie de Lyme, selon une étude américaine.

Maladie de Lyme : des anti-inflammatoires pour limiter les complications David Cole/REX/REX/SIPA

  • Publié 17.04.2015 à 06h16
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Peu connue et mal prise en charge, la maladie de Lyme touche pourtant plus de 27 000 personnes chaque année en France. Cette infection bactérienne transmise par la morsure d’une tique peut conduire à des atteintes articulaires, cardiaques ou neurologiques invalidantes. Si le traitement actuel par antibiotiques s’avère très efficace, les travaux d’une équipe de chercheurs américains pourraient renforcer l’arsenal thérapeutique contre la borréliose de Lyme.

Manifestations neurologiques

Environ 15 % des patients atteints de la maladie de Lyme développent des manifestations neurologiques. On parle dans ce cas de neuroborélliose de Lyme. D’après une étude américaine publiée dans la revue American Journal of Pathology, ces atteintes neurologiques pourraient être limités grâce aux anti-inflammatoires.

Dans le cas de la neuroborréliose de Lyme, la maladie se développe au niveau du système nerveux périphérique (nerfs moteurs et sensitifs) et central (le cerveau et la moelle épinière) entre 5 jours et trois mois après la piqûre de tique. Ces atteintes neurologiques se manifestent alors par des douleurs dans la région de la morsure, une paralysie faciale, des maux de tête, une méningite ou encore une inflammation du cerveau et de la moelle épinière.

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12 singes infectés

Pour mieux comprendre le développement de la patholgie, l’équipe de chercheurs a infecté 12 macaques rhésus. Parmi eux, 4 étaient traités par un anti-inflammatoire stéroïdien (AIS), 4 autres avec des anti-inflammatoires non-stéroïdien (AINS) et les 4 derniers ne recevaient pas de traitement. Ils ont ensuite suivi l’évolution de l’infection pendant 8 semaines pour un groupe et 14 semaines pour l’autre.  

Les chercheurs ont alors observé les singes traités par AIS n’avaient pas subi de complications neurologiques. Le traitement semblait les protéger. Par ailleurs, les AINS étaient générallement inefficaces. « Ces résultats suggèrent que l’inflammation joue un rôle dans le développement de la neuroborréliose de Lyme », explique Mario Philipp, professeur de microbiologie et d’immunologie à Tulane National Primate Research Center. 

L'analyse des différents mécanismes d'actions de ces molécules pourraient permettre le développement de traitements complémentaires pour la neuroborréliose de Lyme.

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