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Canicule

Fortes chaleurs : comment gérer la prise de médicaments

Lors des fortes chaleurs, plusieurs précautions sont à prendre pour présenter l’efficacité des médicaments, mais aussi pour sa santé.

Fortes chaleurs : comment gérer la prise de médicaments Mukhina1/istock




L'ESSENTIEL
  • Certains médicaments amplifient les effets de la chaleur.
  • Certains médicaments amplifient les effets de la chaleur, augmentant notamment les risques de coup de chaud ou de déshydratation.
  • L'efficacité de certains traitements peuvent être réduit.
  • Il est essentiel de bien lire la notice pour connaitre les modalités de conservation.

Les fortes chaleurs ne sont pas dures uniquement pour nos organismes, elles éprouvent aussi les médicaments et les dispositifs médicaux. Ce qui affecte leur efficacité. Ainsi, lorsque le thermomètre grimpe, il est essentiel d’avoir les bons réflexes avec ces produits pharmaceutiques pour protéger sa santé.

Fortes chaleurs et traitement : les effets à craindre

Pour affronter les températures élevées, le corps active différents mécanismes pour se maintenir à 37 degrés. Certains médicaments peuvent les perturber et ainsi aggraver les conséquences des fortes chaleurs sur l’organisme. Parmi les effets, on peut citer :

  • accentuer une déshydratation : diurétiques ;
  • augmenter la température du corps : certains neuroleptiques, antiparkinsoniens, antidépresseurs, vasoconstricteurs ou hormones thyroïdiennes ;
  • perturber le bon fonctionnement des reins : anti-inflammatoires non-stéroïdiens, aspirine, certains antihypertenseurs, antibiotiques, antidiabétiques, antiviraux, lithium, digoxine ;
  • limiter l’augmentation du débit cardiaque : diurétiques, bêta-bloquants.

La chaleur est susceptible également réduire l’action de certains médicaments et dispositifs médicaux. Les plus affectés sont ceux dont l’élimination peut être modifiée par la déshydratation comme les hypocholestérolémiants, les antidiabétiques oraux, les sels de lithium, les antiépileptiques. L'efficacité des dispositifs transdermiques tels que les patchs risque aussi d’être amoindrie en raison de la transpiration.

Si vous prenez un de ces médicaments, n’hésitez pas à demander conseil à un professionnel de santé. Il indiquera les précautions particulières à prendre avec ce traitement. "Dans tous les cas, n’arrêtez jamais un traitement sans en avoir parlé avant avec votre médecin ou votre pharmacien", prévient l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) sur son site.

Par ailleurs, il est essentiel de ne pas faire d’automédication, surtout en cas de mal de tête après avoir été exposé à la chaleur. "Même les (médicaments ) les plus courants comme le paracétamol et les AINS peuvent aggraver les symptômes d’un coup de chaleur."

Médicament et soleil : méfiez-vous de la photosensibilisation

Certains médicaments sont connus pour être photosensibilisants. C'est-à-dire qu’ils peuvent provoquer des réactions cutanées, parfois graves (rougeurs, brûlures, éruptions, démangeaison) si vous vous exposez au soleil. Le risque de photosensibilisation est inscrit dans la notice dans la partie appelée "Quelles sont les informations à connaître avant de prendre le médicament ?". Si votre traitement a cet effet, il faut éviter de s’exposer au soleil pendant toute sa durée et même plusieurs jours après, le temps qu’il soit éliminé de l’organisme.

Il faut être particulièrement vigilant avec les gels à base de kétoprofène (Ketum et génériques). "L'exposition au soleil (même voilé) ou aux UVA des zones en contact avec le gel de kétoprofène peut provoquer des réactions cutanées potentiellement graves", avertissent les experts de l’ANSM.

Canicule : attention à la conservation des médicaments

"L'exposition de vos médicaments à des températures élevées pendant des périodes plus ou moins prolongées peut avoir des conséquences, en particulier pour les médicaments qui demandent de prendre des précautions particulières de conservation", prévient l’organisme.

Il est donc essentiel de respecter les conditions de conservation indiquées dans la notice (température….). Par exemple, les médicaments à conserver entre 2 et 8°C doivent ainsi être conservés au réfrigérateur. "Une fois sortis du réfrigérateur, utilisez-les assez rapidement, en respectant la posologie indiquée par le médecin sur l’ordonnance. Évitez de les laisser dehors trop longtemps", conseillent les auteurs.

Pour les ovules, les suppositoires ou encore les crèmes – qui risquent de ramollir ou de se liquéfier avec les chaleurs élevées – il faut les ranger dans un endroit frais et les transporter dans un sac isotherme.

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