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Inflammation

Dépression : les hommes et les femmes ne sont pas égaux

L’inflammation est l'une des causes potentielles de la dépression et elle provoque chez les femmes l’anhédonie, c'est-à-dire la perte de plaisir. Explications.

Dépression : les hommes et les femmes ne sont pas égaux torwai/ISTOCK

  • Publié 16.05.2019 à 10h40
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Hommes et femmes ne sont pas égaux face aux troubles mentaux, comme la dépression. D’après des scientifiques américains, cela pourrait être lié aux réactions de notre cerveau face à l’inflammation. Ils constatent, dans une étude parue dans Biological Psychiatry: Cognitive Neuroscience and Neuroimagingque le cerveau des femmes ne réagit plus à la récompense lorsqu’il y a une inflammation dans l’organisme. Ce phénomène ne se produit pas chez les hommes. 

La dépression, plus fréquente chez les femmes

Les femmes sont deux fois plus touchées par la dépression que les hommes. Ces différences demeurent aujourd’hui en partie inexpliquées. Les chercheurs américains montrent que l’une des causes pourrait être liée à l’inflammation, une des causes possibles de la dépression : elle concerne les cellules nerveuses et gliales (celles qui entourent les neurones), mais peut s’étendre à d’autres cellules du corps humain, comme les globules blancs. 

Anhédonie et inflammation 

Lors de leur essai clinique, les chercheurs ont administré à des hommes et des femmes une substance qui augmente l’inflammation. Ensuite, tous ont joué à un jeu permettant de gagner de l’argent. Pendant ce temps, les chercheurs ont étudié leur activité cérébrale, en particulier dans la zone sensible à la récompense. Chez les femmes, lorsque l’inflammation était importante, la réponse cérébrale face à une possible récompense était moins forte, mais chez les hommes, aucun effet de ce type n’a été observé.

L’absence de réaction cérébrale face à la récompense s’appelle l’anhédonie. Ce trouble désigne le fait qu’une personne ne réagisse plus au plaisir ou à des situations qu’elle trouve agréables en temps normal. "Cela suggère, explique Mona Moieni, l’une des auteurs de l’étude, que les femmes qui ont des troubles inflammatoires chroniques seraient particulièrement vulnérables à la dépression à cause de cette faible sensibilité à la récompense". Ces recherches pourraient permettre de mieux prévenir l'apparition de la maladie ou d'améliorer son traitement. D'après l'Organisation mondiale de la santé, 300 millions de personnes dans le monde souffrent de dépression. 

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