ACCUEIL > LES MALADIES > Troubles du sommeil : mieux comprendre pour prévenir l'insomnie

Troubles du sommeil

Troubles du sommeil : mieux comprendre pour prévenir l'insomnie

Dormir ne permet pas seulement de se reposer : le sommeil est indispensable au développement cérébral de l’enfant, mais aussi à l’élimination des déchets produits par le fonctionnement du cerveau. Avoir une insomnie, ou limiter son temps de sommeil, expose donc à des risques pour la vigilance et l’apprentissage. Par ailleurs, les troubles du sommeil sont associés à diverses maladies, dont le surpoids, l'obésité, les maladies cardiovasculaires et peut-être certaines maladies neurodégénératives, comme la maladie d'Alzheimer.    

FTiare/iStock
COMPRENDRE
CONSULTATION
TRAITEMENT
VIVRE AVEC
PLUS D’INFOS

Peut-on guérir rapidement de l’insomnie ?

Il faut comprendre qu’il n’est pas toujours possible de guérir les insomnies, mais qu’il s’agit surtout de les améliorer et d’en minimiser les impacts. Vouloir à tout prix dormir d’un sommeil normal, voire parfait, toutes les nuits, ne fait qu’aggraver les insomnies dites « de performance », qui sont liées à l’anxiété d’obtenir ce sommeil parfait, d’autant plus que de nombreux  insomniaques ont tendance à sous-estimer la durée du sommeil obtenu la nuit.
Même si l’insomnie peut être à l’origine d’une dégradation de la santé physique et mentale, ce processus ne se fait que très lentement. Il est préférable donc de procéder par étape, en se donnant des objectifs successifs raisonnables et de réviser ses perceptions par rapport au sommeil, en cultivant un certain détachement vis-à-vis de ses insomnies. En effet, l’insomnie est un état chronique qui s’est installé sur le long terme et il faut s’attendre à ce que beaucoup de temps soit nécessaire pour regagner un sommeil de bonne qualité.

Comment vivre avec une insomnie ?

L'organisme fonctionne sur plusieurs cycles, dont un cycle fondamental de 24 heures, au cours desquelles alternent des périodes de veille et de sommeil. Ainsi, le temps de sommeil doit plutôt se compter sur 24 heures et inclure une éventuelle sieste.
Il est possible de compenser un sommeil de qualité insuffisante par une courte sieste (30 minutes et en tout cas moins d’une heure) et plutôt réalisée en début d'après-midi (plutôt au moment de la digestion, entre 12 et 15 heures, et surtout pas en fin d’après-midi). La sieste nécessite un lieu calme mais pas obligatoirement un lit et pour éviter de la prolonger, il est conseillé de mettre un réveil. Cette courte sieste est réparatrice et est capable d’améliorer les fonctions intellectuelles, de rééquilibrer le fonctionnement du système nerveux et de réduire les risques d'accidents de la circulation ou du travail.
Il faut néanmoins éviter de conduire et de pratiquer des activités comportant un risque en cas de troubles de la vigilance durant la journée.

Peut-on prévenir la survenue d’une insomnie ?

Le meilleur moyen d’éviter l’apparition ou la prolongation d’une insomnie est d’agir sur les facteurs favorisants.
Il faut lutter contre le stress en adoptant des périodes de relaxation et en conservant une activité physique quotidienne (sauf le soir où il faut avoir uniquement des activités calmes).
Il faut adopter un environnement favorable au sommeil avec un matelas en bon état, dans une chambre bien aérée, pas trop chauffée (ne pas chauffer au-delà de 18 à 19°C) et bien isolée en termes de bruits et de lumière (volets ou rideaux fermés).
Il faut adopter des horaires si possibles réguliers en allant dormir dès que l’on se sent fatigué.