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Rapport Insee

42 % des collégiennes se trouvent trop grosses

Par Julian Prial

En classe de 3ème, plus de 4 collégiennes sur 10 ont une mauvase image de leur coprs ». Cette perception peut donner lieu à  des troubles alimentaires. 

INNAMORATI/SINTESI/SIPA/SINTESI/SIPA

Chez les adolescentes, le corps est souvent le terrain d’expression de leur mal-être. De cette mauvaise image de soi peuvent résulter des troubles alimentaires dangereux (anorexie, boulimie...). Et malheureusement, ces complexes sur leur poids commencent tôt chez les filles. Dès le collège ! C'est ce que révèle l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), dans sa dernière enquête « France, portrait social ».

Quand on demande à un jeune de 3ème : « Que penses-tu de ton corps ? », l’insatisfaction apparaît plus grande chez les filles. En 3ème, près de la moitié des collégiennes se considèrent trop grosses (42 %).
A cause de cette perception, parfois erronée, près d’une collégienne sur cinq en classe de 3ème déclare suivre un régime, contre 5 % des garçons. Mais en réalité, seuls 14 % des adolescents et des adolescentes sont considérés en surpoids et 4 % sont obèses. 



Entre 18 et 24 ans, 2 jeunes sur 10 se déclarent en surpoids ou obèses
En réalité, ce sont surtout chez les jeunes adultes (18-24 ans) que le surpoids et l’obésité sont les plus fréquents. 
Du côté des causes, l'Insee explique que ces évolutions distinctes chez les adolescents et les jeunes adultes peuvent résulter,  d’un effet de génération qui expliquerait que les plus jeunes aient bénéficié des campagnes de prévention des années 2000. De plus, d’autre part, le contrôle de l’alimentation des adolescents par leurs parents  laisserait place à de « mauvais » comportements alimentaires après le départ du domicile parental.

Enfin, « avec ces problèmes de poids et d’image de soi peuvent apparaître des troubles des conduites alimentaires (TCA) considérés comme des affections psychiatriques », note l'Inserm. C’est notamment le cas de l’anorexie mentale, de la boulimie nerveuse ou encore de l’alimentation compulsive, parmi les plus connues. Selon l’Institut, environ 5 % des jeunes femmes de moins de 25 ans présentent certains symptômes de l’anorexie mentale.