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Octobre rose  

Comment retrouver une vie normale après un cancer du sein ?

Par Mathilde Debry

Comment retrouver une vie normale après avoir eu un cancer du sein ? Les réponses du Dr Séverine Alran, chef de service de Gynécologie et Sénologie à l'hôpital Paris Saint-Joseph. 

Shutter2U / istock.
Plus de 80% des femmes atteintes d'un cancer du sein en guérissent aujourd'hui. Reste que pour beaucoup, se reconstruire après une telle épreuve n'a rien d'évident. Pour y parvenir, "un certains nombre d'associations comme Siel Bleu ou Rosamouv proposent des coachings pour se mettre à l'activité physique", conseille en premier lieu la Dr Séverine Alran, chef de service de Gynécologie et Sénologie à l'hôpital Paris Saint-Joseph.

A propos du couple et de la sexualité, "le cancer peut éloigner, quand un corps change ce n'est pas évident. Il faut en parler, et pour cela, on peut se faire aider par des psycho-
oncologues ou des gynécologues", poursuit Séverine Alran. 

Concernant la peur de la récidive, "elle est de l'ordre de moins de 10% sur les dix ans qui viennent. Donc dans 90% des cas, il ne se passera rien. Il faut essayer de raisonner comme lorsqu'on part en voyage. Quand on prend la voiture, on ne se pose pas la question de savoir si on va avoir un accident. Et si récidive il y a, il existent des traitements adaptés", rassure la chirurgienne du sein. "Pour les femmes jeunes, il est possible d'envisager un projet de maternité dans les deux ou trois ans qui suivent les traitements", précise-t-elle encore (pour plus d'informations, voir la vidéo ci-dessous). 


Avec 60 000 nouveaux cas tous les ans, le cancer du sein se situe au premier rang des cancers incidents chez la femme, nettement devant le cancer colorectal et le cancer du poumon. Le dépistage du cancer du sein (recommandé tous les 2 ans aux femmes âgées de 50 à 74 ans, NDLR) est d’autant plus intéressant que la survie à 5 ans des patientes touchées s’améliore de plus en plus : elle est passée de 80% pour les malades diagnostiquées entre 1989 et 1993 à 87% pour celles diagnostiquées entre 2005 et 2010. De ce fait, le taux de mortalité lié au cancer du sein diminue d’année en année.