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Maladies cardiovasculaires

Consommer de l’alcool avec modération pourrait réduire le risque cardiovasculaire

Par la rédaction

Une consommation modérée d’alcool serait associée à moins de risques cardiovasculaires et de mortalité en général chez les personnes âgées en bonne santé. 

Inside Creative House/istock
Une consommation modérée d’alcool pourrait réduire les risques cardiovasculaires et de mortalité, toutes causes confondues.
Les recommandations estiment la quantité maximum à 10 verres par semaine en France.

En France, plus de 41 000 décès sont attribuables à l’alcool chaque année selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). La consommation de cette boisson serait responsable de plus de 200 maladies et atteintes diverses. Certaines sont directement attribuables à l’alcool comme la cirrhose alcoolique mais pour d'autres, elle constitue simplement un facteur de risque. Il s’agit par exemple de certains cancers (foie, sein, foie, etc.), de maladies cardiovasculaires comme l'hypertension artérielle, ou encore des troubles cognitifs. L’alcool expose donc à divers risques. Néanmoins, selon une nouvelle étude publiée dans la revue European Journal of Preventive Cardiology une consommation modérée serait associée à moins de risques cardiovasculaires et de décès de toutes causes confondues. 

Entre 50 et plus de 150 grammes d’alcool par semaine 

Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont analysé les données de consommation d’alcool de plus de 18 000 personnes âgées américaines et australiennes, avec un âge médian de 74 ans, pendant près de cinq ans. Celles-ci qui n'avaient pas d’antécédents cardiovasculaires, ni de démence diagnostiquée ou d'incapacité physique. Les sujets n'étaient pas non plus d’anciens consommateurs d'alcool qui avaient arrêté pour des raisons de santé. Ces participants devaient renseigner leur consommation d’alcool par jour et par semaine via un questionnaire. Fort de ces informations, les chercheurs ont ensuite déterminé le niveau de boisson standard pour chacune des deux nationalités, soit 14 grammes pour les américains et 10 grammes pour les australiens. Une fois cette quantité déterminée, ils ont pu classer les participants en fonction de leur consommation hebdomadaire : 18,6 % n'ont pas bu d’alcool, 37,3 % en ont pris jusqu’à 50 grammes, 19,7 % ont déclaré boire de 51 à 100 grammes, 15,6% entre 101 et 150 grammes et 8,9 % au-delà de 150 grammes par semaine. D’après les auteurs, une consommation comprise entre 50 et plus de 150 grammes par semaine était associée à moins de risques d’avoir des problèmes cardiovasculaires par rapport aux personnes ne buvant jamais d'alcool. De plus, une consommation allant de 51 à 100 grammes par semaine était associée à un risque réduit de mortalité toutes causes confondues.

L’alcool doit être consommée avec modération 

Ces résultats sont étonnants… Mais l’équipe de chercheurs rappelle qu’il faut les interpréter avec prudence car les participants étaient tous en bonne santé au départ, sans antécédents de maladies cardiovasculaires ou d'autres maladies graves. Et, ceux-ci ont peut-être été plus actifs physiquement et socialement que la population vieillissante en général. Des recherches supplémentaires vont donc être nécessaires afin d’évaluer ces effets "positifs" de l'alcool sur la santé. Enfin, les scientifiques ajoutent qu’il est prouvé qu’une consommation excessive d'alcool augmente le risque d'autres maladies chroniques, telles que le cancer ou les maladies du foie et du pancréas.

Cette étude ne doit pas encourager la consommation d’alcool. Selon les recommandations de Santé Publique France, il faudrait consommer au maximum deux verres d’alcool par jour, pas tous les jours et, au maximum, 10 verres par semaine.