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QUESTION D'ACTU

Centenaire ?

Quelques pistes pour vieillir vieux

Nous ne dénombrerons que quelques milliers de centenaires dans notre pays. Cela reste donc exceptionnel. Il existe pourtant quelques pistes sérieuses du bien vieillir. Et 125 ans est un objectif raisonnable.

Quelques pistes pour vieillir vieux Olha Khorimarko




La première est qu’il ne s’agit vraisemblablement pas d’une qualité héréditaire. En clair, avoir des grands-parents très âgés cela n’offre qu’une chance sur quatre de vivre vieux. Autant dire aucune certitude. Pourtant la piste de nos gènes n’est pas complètement abandonnée car il semble bien que certaines personnes possèdent une capacité à “s’auto-réparer” que ne possèdent pas les autres.

125 ans ? La normale

Selon les généticiens nos cellules nerveuses - les seules qui ne se remplacent pas et qui donc fixent notre longévité - seraient programmées pour vivre 125 ans, sans pépins extérieurs. Alors pourquoi la quasi-totalité de l’humanité n’y arrive-t’elle pas ? Et bien sans doute à cause d’un gène qui se dérègle. Pour envisager de le réparer, il faut d’abord l’identifier. Toute la recherche génétique sur le vieillissement y travaille. Recherche à suivre et, croyez-moi, il y aura du Prix Nobel garanti !

La maladie chronique, l’enemie.

La deuxième piste - même si cela paraît évident - est que pour attendre 100 ans, il faut être d’une bonne constitution ! Cela signifie que rares sont les centenaires qui souffrent de maladies chroniques graves mais non mortelles. Bref, on meurt souvent à 100 ans en bonne santé.

Du poisson, le plus souvent possible

Le troisième élément se trouve dans le bon sens populaire qui prétend “que l’on creuse sa tombe avec ses dents”. Les spécialistes japonais du vieillissement ont pu le prouver. C’est, en effet, dans ce pays - plus particulièrement dans la région d’Okinawa - que l’on trouve le plus de centenaires au monde. Or, les habitants de cette région émigrent en grand nombre au Brésil et là bas, les japonais émigrés ne vivent pas très vieux. La seule différence entre les deux pays n’est pas le climat ou les conditions de vie et de travail mais l’alimentation. Le “japonais brésilien” mange en effet sept fois moins de poisson que celui qui est resté au pays.

Enfin, la dernière piste sérieuse concerne l’humeur, tous les centenaires sont stables sur le plan émotionnel avec l’énergie comme principale caractéristique et un goût indéniable de la vie et des plaisirs.

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