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Troubles des règles : un déséquilibre hormonal fréquent
Troubles des règles : un déséquilibre hormonal fréquent
Publié le 08.08.2016
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Troubles des règles : un déséquilibre hormonal fréquent
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Les règles sont les manifestations d’un cycle se déroulant à l’intérieur du corps et de l’utérus. Les règles qui diffèrent du cycle normal sont considérées comme des troubles menstruels. Une perte de sang chronique peut altérer l’état général de la patiente à cause du déficit en fer.

Troubles de règles : QUE FAIRE ?

Que faire en cas de règles douloureuses ?

En cas de règles douloureuses, des médicaments anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS), comme l’ibuprofène, peuvent être pris pour soulager les douleurs. Ces médicaments sont en vente libre, mais il faut faire attention à ne pas en abuser, puisqu'ils peuvent provoquer des effets secondaires gastriques.
Des méthodes naturelles permettent également de diminuer la douleur, comme prendre un bain chaud, ou mettre une bouillotte sur le ventre ou sur les reins, éviter de boire du café ou du thé, faire des exercices physiques légers ou marcher un peu : cela favorise la circulation pelvienne et soulage les douleurs.

Comment prendre en charge un trouble des règles ?

Les traitements des troubles des règles dépendent de leur cause.
• Si une dysménorrhée est causée par un problème gynécologique précis, il faudra traiter ce trouble pour soulager les douleurs.
• S'il existe des troubles concernant l'importance des règles, leur régularité, là aussi le traitement dépendra de la cause (fibrome, tumeur ovarienne...). En cas de cause organique comme une tumeur ou une inflammation, il convient de traiter en premier lieu cette cause.
Si aucune cause n’est détectée et que la patiente ne souhaite pas avoir d’enfant, une contraception hormonale (pilule) peut s’avérer utile. Si aucune cause n’est détectée et que la patiente souhaite avoir un enfant, un traitement hormonal est généralement adopté.
En cas de règles abondantes avec un stérilet au cuivre, la pose d’un « stérilet hormonal » est alors envisagée.
Le traitement des « ménorragies » vise à corriger ses causes. L’emploi de progestatifs permet d’améliorer les signes de certaines ménorragies. D'autres médicaments sont parfois prescrits qui agissent sur la coagulation ou les contractions de l'utérus.
Le traitement des « aménorrhées » met fréquemment en œuvre des hormones (estrogènes, progestatifs ou contraception estroprogestative).
• En cas de syndrome prémenstruel, et lorsque les signes sont légers, le traitement peut simplement reposer sur des mesures d'hygiène de vie, comme une alimentation moins riche en sel (pour limiter la rétention d'eau) et dépourvue d'excitants (caféine, alcool, tabac) et la pratique d’un sport ou de techniques de relaxation. Lorsque le syndrome prémenstruel devient invalidant, le paracétamol ou les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (ibuprofène) peuvent atténuer les douleurs. Les médecins prescrivent parfois des diurétiques pour diminuer la rétention d’eau, et des anxiolytiques pour soulager les troubles psychologiques. Certains syndromes prémenstruels peuvent être soulagés par la prise d’une contraception hormonale.
• En cas de « trouble dysphorique prémenstruel », les antidépresseurs de type sérotoninergique (ISRS) pourraient être utiles.
• Les médicaments à base de plantes (« phytothérapie ») peuvent avoir une action régulatrice sur les règles.
Enfin, une perte de sang chronique est fréquemment associée aux règles abondantes et peut altérer l’état général (fatigue, essoufflement) de la patiente suite à un déficit en fer : une « anémie ferriprive » (anémie provoquée par un déficit en fer) se développe lentement. Dans ce cas, la prise de préparations à base de fer peut s’avérer bénéfique.

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