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QUESTION D'ACTU

Les attentats ont fait grimper les ventes d'anxiolytiques


  • Publié 15.01.2015 à 07h39
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La vague d'attentats de la semaine dernière a ébranlé la France... et chacun des Français. Pour preuve, les chiffres des ventes d'anxiolytiques et de somnifères ont fait un bond de 18,2% entre vendredi et mardi dernier. C'est le chiffre que révèle le Figaro qui a eu la bonne idée de demander à la société Celtipharm d'analyser les ventes de ces médicaments dans 4800 pharmacies. « Nous n’avions encore jamais observé ce type de phénomène », explique le Dr Patrick Guérin, PDG de Celtipharm. Un phénomène inédit à la hauteur d'un événement d'une ampleur inédite. Les attentats de la semaine dernière sont en effet les plus meurtriers depuis 1961. Et la manifestation de dimanche qui a réuni 3,7 millions de Français dans les rues est la plus grande mobilisation jamais recensée dans notre pays. Tout est donc hors norme !


Les spécialistes du psycho-traumatisme interrogés dans le Figaro, tels qu'Hélène Romano, le disent tous : « Les réactions d’anxiété sont inévitables et plutôt adaptées dans ces situations ». Et les Français, même s'ils sont des champions de la consommation d'antidépresseurs, ne sont pas les seuls face à un tel choc à réagir de la sorte. Aux Etats-Unis, dans les deux mois qui ont suivi les attentats du 11 septembre, la vente d'antidépresseurs avait elle aussi augmenté... de 18%. En effet, les psychiatres le savent bien : les personnes fragiles - tout particulièrement celles qui ont déjà vécu des attentats ou des phénomènes traumatiques violents - sont particulièrement affectées lorsqu'un nouvel événement survient, même si elles ne sont pas directement touchées.


Bien que normale, cette réaction doit cependant être passagère. Il n'est donc pas question de « systématiquement psychiatriser » cette anxiété, prévient Hélène Romano, dans les colonnes du Figaro. Les anxiolytiques et les somnifères peuvent donc aider à passer un cap difficile mais pour panser leurs plaies, les Français les plus affectés vont devoir trouver d'autres "remèdes". Des remèdes qui ne sont pas dans la pharmacie familiale. Les manifestations de fraternité collective de ces derniers jours en font partie mais il va falloir trouver autre chose. Sinon, il y a un risque d’« une augmentation des passages à l’acte violents » d’ici à quelques mois, s'inquiète Hélène Romano.

 

 

 

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