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QUESTION D'ACTU

Attentats : des cellules psychologiques pour amortir l'onde de choc


  • Publié 12.01.2015 à 12h05
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La France debout. Après une semaine meurtrière, tous vos journaux consacrent aujourd’hui des éditions spéciales à l’élan national qui a poussé dimanche 4 millions de Français dans les rues. Une mobilisation à la hauteur d’un traumatisme qui a sans doute fait basculer le pays dans un réalisme face à la menace terroriste.

Sidération, consternation, émotion. Défilent en boucle sur les écrans mais aussi dans nos esprits ces images de l’horreur et de la douleur. Celles, bouleversantes, du Dr Patrick Pelloux, découvrant les corps ensanglantés et sans vie de ses amis dans les locaux de Charlie hebdo. Ou encore celles des familles qui apprennent qu’un de leurs proches est mort parce qu’il était policier, juif ou parce qu’il se trouvait ce jour-là au milieu de cette mortelle randonnée. « Le traumatisme est national, mais il est évidemment bien pire pour toutes les personnes qui ont croisé la route des frères Kouachi ou d'Amedy Coulibaly, ainsi que leurs proches », résume Anne Jeanblanc sur le site du magazine Le Point.

Peu après le drame, relate la journaliste, une cellule psychologique a été mise en place à l'Hôtel-Dieu à Paris. Des psychiatres, des psychologues et des infirmiers spécialement formés travaillent au sein d’une unité d’urgence pour garantir une prise en charge immédiate aux blessés et aux victimes collatérales. Le but de ce « déchoquage immédiat », éviter l’installation de troubles post-traumatiques et une évolution vers des maladies chroniques.
Par des entretiens et une médication à base de psychotropes, les professionnels de santé tentent de réduire les effets néfastes du stress traumatique tout en inscrivant « prudemment l’événement dans la vie du sujet », expliquait il y a quelques années une publication de référence (1).

Ce type de cellule, rappelle Le Point, a été créé il y a tout juste 20 ans par Jacques Chirac et son secrétaire d'État chargé de l'Action humanitaire d'urgence, Xavier Emmanuelli, « au lendemain de l'attentat terroriste à l'explosif perpétré le 25 juillet 1995 à la station de métro Saint-Michel à Paris ». Chaque département, poursuit la journaliste, dispose de sa propre structure dirigée par un psychiatre et rattachée au SAMU. 

 

(1) Journal international de victimologie

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