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QUESTION D'ACTU

Peser le bénéfice-risque pour les obèses


  • Publié 02.07.2012 à 10h33
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Perdre 20, 30, 40 kilos n’est pas une mince affaire. Et dans ce domaine, les opérations de l’estomac sont, pour les personnes obèses, d’une efficacité spectaculaire. Il y en a eu 36000 de pratiquées en France en 2011, note Damien Mascret dans le Figaro qui rappelle les trois méthodes proposées.
La pose de l’anneau gastrique est une ceinture placée autour de l’estomac créant ainsi un sas pour les aliments ; il donne l’impression d’une satiété. Tous les ans, 7000 interventions ont recours à cette méthode qui permet de faire perdre 20 à 30 kilos tout en étant réversible en cas de complication. Avec le bypass, qui consiste à court-circuiter la majeure partie de l’estomac, les pertes sont de l’ordre de 30 à 40 kilos mais les contraintes sont plus importantes (9000 interventions par an). Enfin, la gastrectomie permet de  retirer deux tiers de l’estomac (13000 interventions). Ces deux dernières méthodes ne sont pas réversibles.
Alors comment choisir ? « La compétence du chirurgien compte pour 10%, estime le Collectif des associations d’obèses (Cnao). Sans une adhésion totale et active du patient, sans une efficience de l’équipe pluridisciplinaire, le parcours est souvent raté ».

Le choix du centre est donc primordial. Car la chirurgie de l’estomac n’est pas miraculeuse, insistent les spécialistes, elle comporte des risques. En 2009,  précise le journaliste, la Haute autorité de santé évaluait le risque de mourir entre 0,1 et 0,5%. Un chiffre qu’il faut cependant rapprocher de celui que court un obèse sévère s’il ne se fait pas opérer : 35% de risque supplémentaire de mourir dans les onze à quinze ans qui suivent.
Il est donc important, commente le quotidien, de bien peser le rapport bénéfice/risque et de choisir l’endroit. Les autorités de santé viennent d’ailleurs d’établir une liste de 55 centres spécialisées dans la prise en charge de l’obésité (1).

Enfin, si les nutritionnistes  ne contestent pas l’intérêt d’un recours à la chirurgie, ils pointent du doigt les carences alimentaires qui peuvent s’en suivrent. Consultant en nutrition, Laurent Chevalier résume : « la chirurgie a pris le dessus sur le médical alors que ça devrait être l’inverse ».

(1) Obésité : prise en charge chirurgicale chez l’adulte (Rapport Has)

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