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QUESTION D'ACTU

A la hauteur de dépendance


  • Publié 28.05.2012 à 10h00
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Travaillée ou pas, la journée de Pentecôte, dite de la solidarité, avait été mise en place en 2004 pour financer une partie de la dépendance. A l’époque, rappelle le Parisien, elle avait fait l’objet de railleries, notamment à gauche ; le PS prédisait même récemment un deuxième fiasco à l’idée d’en créer une deuxième. « Une virulence qui ne semble plus d’actualité », commente le journaliste.
Car ce dispositif permet de faire entrer de l’argent dans les caisses de l’Etat : 2 milliards par an. Certes, on est loin des 24 milliards consacrés chaque année au financement de la dépendance. De plus, reconnaît Pascal Champvert, président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées, une partie de la somme collectée depuis 2004 « a été siphonnée pour financer la sécu ou encore le budget de l’Etat ». Le manque a gagner s’élèverait à 2 milliards.

Avec le vieillissement de la population, le financement de la dépendance reste l’un des chantiers les plus difficiles du gouvernement. Nicolas Sarkozy avait décidé de reporter le débat, François Hollande ne pourra pas en faire l’économie. Le hic, observe le Parisien, c’est que ses marges de manœuvre sont réduites. « Si on voulait être à la hauteur des enjeux, analyse Pascal Champvert, il faudrait carrément supprimer la cinquième semaine de congés payés. Je  ne pense pas que  cela plairait aux Français », ajoute-t-il. Alors l’augmentation des impôts reste le dernier recours. Mais en période de crise, l’annonce d’une telle mesure risque d’infléchir les courbes de popularité.

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