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QUESTION D'ACTU

645 millions d'euros pour faire face au vieillissement


  • Publié 09.09.2014 à 07h49
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Une espérance de vie de plus de 80 ans alors que l'on ne dépassait pas les 47 ans en 1900... Ces deux simples chiffres témoignent du progrès de notre société, et notamment de la médecine. Mais le revers de la médaille de ce formidable progrès, c'est le poids que représente le vieillissement de la population pour la société. C'est tout l'enjeu du projet de loi sur « l'adaptation de la société au vieillissement » en débat au Parlement à partir de ce mardi 9 septembre. Et comme le souligne le quotidien Libération, il s'agit là d'un « défi majeur » car il touche plusieurs pans de la société : « Entre un isolement, parfois bien réel, et une médicalisation, souvent inadaptée, mille décalages se font jour : le logement ou les transports sont, ainsi, particulièrement peu fonctionnels. » 


« Nous avons un objectif, indique Laurence Rossignol, la secrétaire d’Etat aux personnes âgées, faire en sorte que le vieillissement ne soit pas un accélérateur des inégalités sociales qui traversent notre société. » Pour y parvenir, le gouvernement met 645 millions d'euros sur la table. « Il faudrait plutôt entre 2 et 3 milliards d’euros, nous disent les acteurs du secteur », déplore pourtant Daniel Prada, membre CGT du Conseil économique, social et environnemental (CESE), dans le Figaro. Mais ce projet de loi, qui a pour mission première de favoriser le maintien à domicile des personnes âgées, n'est que le 1er volet d'une réforme qui devrait en contenir deux.  « Une fois que les comptes publics auront été redressés », que le gouvernement s’attaquera à la partie financièrement la plus sensible : le problème du « reste à charge » dans les maisons de retraite, indique le quotidien La Croix.


Au programme du projet de loi débattu à partir d'aujourd'hui, on trouve donc d'abord une revalorisation de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA). D'après les calculs du journaliste du Figaro, « une personne lourdement dépendante (confinée au lit ou au fauteuil et n’ayant plus toute sa tête) bénéficiant d’un revenu de 1 500 euros mensuels paiera 163 euros de moins par mois ses aides à domicile, c’est-à-dire 246 euros, contre 410 euros avant réforme ». Adapter 80 000 logements privés d'ici 2017 aux contraintes de la perte d'autonomie fait aussi partie des 66 articles du texte.


Mais adapter la société au vieillissement ne consiste pas seulement à aménager des rampes d'accès, à élargir les portes ou encore à installer des barres d'appui dans les WC. Le gouvernement se donne aussi pour ambition de changer le regard des Français sur le grand âge. Un titre du texte est donc consacré aux « droits, protection et engagements des personnes âgées ». Concrètement, avant d'entrer dans un établissement pour personnes âgées, le recueil du consentement sera plus formalisé. La désignation d'une personne de confiance pouvant représenter la personne âgée est par exemple à l'ordre du jour. Enfin, les millions de personnes âgées dépendantes ne sont pas les seules qui devraient bénéficier du vote de ce texte. Leur famille, leurs aidants sont aussi directement concernés. 40 millions d'euros seront consacrés au « droit au répit », pour que ces aidants puissent souffler en mettant la personne âgée dépendante dans des structures d'accueil temporaires.

 

 

 

 

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