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QUESTION D'ACTU

Méningite B : plaidoyer d'une mère pour la vaccination


  • Publié 26.03.2014 à 08h40
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Ces derniers temps, la presse se faisait plutôt l'écho de discours anti-vaccination. Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, le Parisien se fait le porte-voix d'une mère qui plaide pour la vaccination contre la méningite B. Patricia Merhant-Sorel, présidente de l'association Petit Ange, a perdu sa fille de 4 ans de cette maladie fulgurante. Alors que la Grande-Bretagne vient de recommander la vaccination des jeunes enfants contre la méningite B, cette mère de famille, qui représente une soixantaine de familles ayant vécu le même drame, veut se faire entendre : « Si ma fille avait été vaccinée, elle serait toujours vivante. Pourquoi se priver d'une telle arme ? » dénonce-t-elle dans les colonnes du Parisien.


Pourquoi ? Parce que le vaccin, en l'occurrence le Bexsero, a un rapport coût/efficacité jugé défavorable. Autrement dit, le prix élevé du vaccin et le fait que les cas de méningite B soient relativement rares en France (390 cas en 2011) font que les autorités sanitaires estiment qu'il n'est pas pertinent de le recommander pour l'ensemble de la population. Pour les moins de 6 mois, il s'administre en 3 doses, et en 2 doses jusqu'à 2 ans. Or, le prix d'une dose est de 95 à 135 euros, mentionne le quotidien.


En décembre dernier, le Haut conseil de la santé publique a donc rendu public son avis sur le Bexsero : il est uniquement recommandé pour les populations à risque, comme les immunodéprimés, et ponctuellement, dans le cadre de campagnes de vaccination dans des zones hyperendémiques. Une stratégie qui n'est pas à la hauteur de « l'urgence sanitaire » que représente la méningite B, selon Patricia Merhant-Sorel. Mais, si la France prenait exemple sur la Grande-Bretagne, pas sûr pour autant que la recommandation serait suivie. En effet, en février dernier, l'Institut de veille sanitaire révélait que le taux de couverture vaccinale contre la méningite C, qui, elle, est recommandée, était de seulement 50 % chez les 1-4 ans et de 30 % chez les 5-9 ans. Largement insuffisant pour assurer une immunité et se protéger contre cette menace.

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