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QUESTION D'ACTU

Usage du cannabis : des verrous sautent


  • Publié le 10.12.2013 à 10h01
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Si quelques Etats américains, comme ceux du Colorado ou de Washington, s’apprêtent à légaliser le commerce pour adultes du cannabis, l’Uruguay va être le théâtre d’une première mondiale. « Le Sénat doit voter aujourd’hui la légalisation de la consommation, de la vente et de la production de haschich, encadrées par l’Etat », relève dans Libération Michel Henry.
Ainsi, le dogme mondial de la prohibition s’effrite. Des voisins sud-américains ou d’Amérique centrale pourraient suivre. Les milliards de dollars consacrés par les pays, notamment les Etats-Unis, pour faire la guerre à la drogue, n’ont fait qu’encourager le marché noir et enrichir les narcotrafiquants.

Au sein de la Commission des stupéfiants (CND), l’organisme de l’ONU qui fixe la politique mondiale dans ce domaine, « plusieurs pays contestent le consensus prohibitionniste », résume le journaliste. Mais ce n’est qu’en 2016 que la CND doit présenter sa copie pour les dix ans à venir.
En attendant, du côté de l’Europe, la question est posée. En Norvège, par exemple, qui s’interroge sur la dépénalisation de l’usage du cannabis, ou en Suisse, qui fait le constat d’échec de la politique suivie depuis quatre décennies.

En France, « l’opinion française serait-elle en train de changer ? », demande le quotidien. Selon une enquête réalisée en octobre et novembre 2012 auprès de 2 500 personnes par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), 60 % des personnes interrogées sont favorables à la proposition « d’autoriser le cannabis sous certaines conditions ». L’interdiction devrait être maintenue, selon eux, pour les mineurs et avant de prendre le volant.
Mais un Français sur 3 (36 %) soutient la législation actuelle, qui punit le simple usage de stupéfiants d’une peine de prison d’un an maximum. Cette forme d’ambivalence fait dire aux politiques de tous bords que l’opinion n’est pas prête pour changer la loi. Les seules concessions en la matière, rappelle le journal, sont l’ouverture, à titre expérimental, de salles de consommation à moindre risque et un décret autorisant la mise sur le marché de médicaments contenant du cannabis ou ses dérivés avec l’aval de l’Agence du médicament.

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