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QUESTION D'ACTU

Médicaments : les ruptures de stock vont durer


  • Publié 25.09.2013 à 11h24
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Au beau milieu de l’été, l’Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm) a dû importer en urgence un médicament en provenance d’Italie, l’Eutirox. Le médicament de référence, le Lévothyrox, utilisé en France par 3 millions de patients atteints d’hyperthyroïdie, était en rupture de stock. L’affaire du Lévothyrox a montré que « les ruptures d’approvisionnement s’installent durablement dans les pharmacies », analyse Daniel Bastien dans les Echos. D’ailleurs, en 2013, l’Ansm a pris en charge 153 nouveaux signalements de rupture ou de risque avéré de médicaments indispensables pour les patients. En moyenne, précise le quotidien économique, 5 % des 11.000 médicaments en vente sont chaque jour indisponibles dans les pharmacies. « C’est un problème sérieux de santé publique », confie au quotidien un responsable au ministère de la Santé. « Il est parti pour durer », renchérit un patron hospitalier.

Car, même si les acteurs de la chaîne se renvoient la balle, les raisons de ces pénuries à répétition sont profondes et multiples. En premier lieu, la mondialisation. 80 % des substances actives sont produites en dehors des frontières européennes et des Etats-Unis, principalement en Chine et en Inde. Parallèlement, la consommation des pays émergents a explosé alors que la production a été dimensionnée pour des pays occidentaux. Avec un flux tendu, le moindre incident informatique ou accident industriel se transforme en crise sanitaire aux 4 coins de la planète.

Plusieurs experts mettent en cause les répartiteurs grossistes qui assurent la distribution de médicaments dans 8 pharmacies sur 10. Ils sont soupçonnés « d’effectuer des exportations parallèles » en privilégiant les pays où les médicaments sont vendus au prix fort.

Plusieurs parades ont été mises en place par les autorités et par les pharmaciens eux-mêmes. Mais du côté des institutions, comme l’Académie de pharmacie, et des pouvoirs publics, une autre piste se dessine, selon le journal : relocaliser les principes actifs stratégiques. En clair, le made in France défendu par Arnaud Montebourg qui jugeait récemment « important que, sur certains produits stratégiques, nous défendions notre souveraineté sanitaire ».

 

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