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QUESTION D'ACTU

Le tourisme de la transplantation sévit en France


  • Publié 11.09.2013 à 09h55
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On connaissait « le tourisme médical » qui consiste pour un patient en attente depuis longtemps d’un organe à se rendre à l’étranger pour tenter sa chance, celui qui se pratique dans l’Hexagone, lui, est beaucoup plus secret. C’est le cas pour les greffes de rein. « D’une région à l’autre, le temps d’attente varie de 9 à 37 mois, suscitant un « tourisme de la transplantation », raconte Odile Plichon dans le Parisien.
Mieux vaut souffrir d’une insuffisance rénale à Brest ou Limoges qu’en Ile de France. Les premiers patienteront 1 an pour recevoir un rein, les seconds, 4 ans. Et si vous êtes du groupe B ou jeune, il faut rajouter deux ans.

Alors, pour contourner cette carte sanitaire inégalitaire, certains malades s’inscrivent dans une région plus avantageuse, « souvent avec l’aide de leur néphrologue », précise le quotidien. 12,6% des patients sont ainsi « exportés », notamment pour accélérer les procédures.

La pénurie de greffons est, bien sûr, à l’origine de l’existence de ces circuits détournés. Le nombre de malades en attente d’une greffe a progressé de 37 % entre 2007 et 2012. Sur les 13 000 demandes, 3000 sont satisfaites. Conséquence, 200 malades meurent chaque année faute de greffon.

Mais « les blouses blanches, de leur côté, doivent arrêter de considérer les organes prélevés comme un trésor de guerre », tonne un médecin     transplanteur dans les colonnes du journal. « De façon quasi systématique, explique la journaliste, l’un des deux reins prélevé sur un donneur est attribué à l'hôpital où a eu lieu le prélèvement afin de motiver les établissements en quelque sorte. Et ce, quel que soit le nombre de malades en attente dans cette région... 75 % des reins greffés le sont encore au niveau local ou régional.
L’Agence de biomédecine, qui veille notamment à la répartition des greffons, planche sur un système dans lequel « le rein local » serait moins automatique et les jeunes moins pénalisés. Une avancée, certes, qui ne résoudra la problème fondamental de la pénurie de greffons.

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