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QUESTION D'ACTU

Les cardiaques d'Auvergne surveillés par la télémédecine


  • Publié 21.06.2013 à 09h46
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C’est une expérimentation qui préfigure, sans doute, l’une des grandes évolutions de la prise en charge médicale. Des patients qui surveillent les marqueurs de leur maladie en restant à domicile, des infirmières qui se déplacent à la première alerte et des médecins qui suivent à distance, mais de manière quotidienne, le malade. Pour relier ces trois protagonistes, la télémédecine. En Auvergne, raconte Daniel Rosenweg dans le Parisien, elle est au service des insuffisants cardiaques. Une pathologie qui touche 500 000 personnes en France et cause 32 000 décès par an.

Cardioauvergne réunit depuis 2010 une trentaine d’acteurs de la santé publique et privée autour de ces patients. « Les volontaires s’engagent à se peser chaque matin car la prise de poids est le premier marqueur important de l’insuffisance cardiaque », explique au quotidien le promoteur de ce programme, le Pr Jean Cassagnes.
La balance électronique fournie gratuitement est reliée à un routeur qui transmet les informations par le réseau de téléphonie mobile. Cardioauvergne centralise les résultats. « Il y a alerte lorsque le poids varie de plus ou moins 2 kg par rapport au poids de référence, détaille l’ancien chef de pôle de cardiologie du CHU de Clermont-Ferrand, et il y a alarme lorsque la variation atteint 5 kg ». Dans ce cas, les patients sont contactés ainsi que le médecin traitant. La prescription peut être modifiée et de nouvelles analyses sont parfois nécessaires. Après chaque visite, l’infirmière adresse avec son smartphone un compte-rendu détaillé sur l’état du malade.

Financé par l’Agence régionale de santé, ce programme affiche des résultats satisfaisants. Sur les 315 patients suivis, 22 ont été hospitalisés, 18 sont décédés. Sans cette prise en charge précoce, écrit le journaliste, 80 malades auraient été hospitalisés et plusieurs dizaines seraient morts. L’assurance maladie, elle aussi, y trouve son compte. Selon le Pr Cassagnes, l’économie est de 7 000 euros par an et par patient.

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