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QUESTION D'ACTU

Parkinson: la neurostimulation gagne du terrain


  • Publié le 14.02.2013 à 09h48
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Il fait partie de ces médecins qui ont érigé notre savoir médical au rang international. Dans les années 1990, le Pr Alim-Louis Benabid et son équipe de Grenoble implantent de fines électrodes dans une zone très précise du cerveau d’une personne atteinte de la maladie de Parkinson. La stimulation électrique au niveau du noyau subthalamique permet de stopper  les tremblements de la patiente. Cette technique de la neurostimulation profonde est née et ouvre des perspectives aux malades atteints de Parkinson ; ils sont 100 000 à 150 000 en France. La maladie atteint les neurones qui fabriquent la dopamine, un neurotransmetteur indispensable au contrôle des mouvements, explique le Figaro. La lenteur, les tremblements, la rigidité caractérisent la pathologie. Si le traitement de référence offre un répit de quelques années aux patients, la maladie reprend ensuite le dessus. Pour ceux qui sont atteints de troubles moteurs, la stimulation profonde représente une alternative. Tous les ans, 400 à 500 personnes en bénéficient.

Et les résultats d’une étude (1) conduite par des équipes française et allemande vont sans doute permettre d’élargir les indications. Les équipes des Prs Yves Agid (Institut du cerveau et de la moelle épinière) et Günther Deuschl ont suivi 251 personnes de moins de 60 ans souffrant de la maladie de Parkinson depuis sept ans avec des complications motrices depuis moins de trois ans. Tous sous traitement médicamenteux. Répartis en deux groupes, un seul a été traité par stimulation profonde. Au bout de deux ans de suivi, les médecins ont constaté une amélioration moyenne de 26% de la qualité de vie et de 53% des capacités motrices des patients opérés et aucune amélioration pour ceux sous traitement médicamenteux.

«Lorsque les complications commencent, résume le Dr Michael Schüpbach, coordonnateur français de l’étude, la stimulation est supérieure au traitement par médicament seul » . Des patients plus jeunes, encore actifs, qui constituent 10% des malades, pourraient être éligibles. A condition de satisfaire à plusieurs critères, précise le journal : répondre au traitement médicamenteux, ne pas présenter de signes autres que dopaminergiques et de contre-indications médicales. Et aussi pouvoir être popérés dans un des 24 cntres de réféfence déjà surchargés.

(1) Etude Earlystim publiée dans le New England Journal of Medicine


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