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QUESTION D'ACTU

Eviter "la mort utilitaire"


  • Publié le 12.02.2013 à 10h15
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Chaque année, 800 personnes décèdent en France faute de greffons disponibles. 4700 greffes d’organes sont réalisées et 12000 malades sont sur liste d’attente.
Alors comment faire pour réduire cet écart, demande Eric Favereau dans Libération. La question est d’autant plus cruciale que le nombre de morts sur les routes diminue et que la prévention des accidents vasculaires cérébraux a permis de réduire le taux mortalité.

En France, rappelle le journaliste, on prélève essentiellement sur des personnes en état de mort encéphalique, pour la plupart victimes d’accidents violents. Ces règles très contraignantes privaient les équipes de pouvoir effectuer des prélèvements sur des personnes après un arrêt cardiaque. Il s’agit de personnes souvent atteintes au cerveau, hospitalisées réanimation et qui dépendent de machines pour maintenir les fonctions vitales. Aucun traitement ne marche et leur issue est certaine. Impuissants, les médecins doivent attendre l’arrêt cardiaque et prescrire une sédation pour éviter la douleur.

Depuis cinq ans, la loi permet d’effectuer « des greffes sur cœur arrêté ». Mais les équipes sont confrontées au risque de dérapage. Car même si la codification est précise, le temps séparant l’arrêt des traitements du décès reste une inconnue. Or, « si la durée est trop longue, note le quotidien, les organes sont abîmés ».
Le risque, c’est donc  la mort utilitaire. « Celle où l’on accélère le décès pour prélever dans de bonnes conditions », a expliqué Laurent Bedyon de la Société française d’anesthésie et de réanimation lors d’un colloque.
Organisée conjointement par l’Assemblée nationale et l’Agence de biomédecine, cette réunion a permis d’entendre les témoignages des experts hollandais, belges ou Anglais qui ont développé cette pratique depuis longtemps. La clé pour que « tout se passe bien » est de « séparer à tout prix les débats sur la fin de vie et ceux sur le don d’organes ». Le consentement des proches doit être explicite et il ne faut surtout pas modifier les règles de sédation, a ajouté un expert français

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