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QUESTION D'ACTU

Réduire les risques avec les salles de shoot


  • Publié le 06.02.2013 à 10h15
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Salle de consommation, salle de shoot, quel que soit le nom qu’on lui attribue, elle fait déjà polémique. Nous l’annoncions dès hier, Matignon vient de donner son feu vert à l’expérimentation à Paris du premier espace qui permettra aux usagers de consommer leur drogue. C’est dans le Xe arrondissement de la capitale que l’ouverture est prévue. « La porte parisienne de l’Europe par lequel transitent chaque jour quelque 50 000 personnes en provenance de Londres, Berlin ou Bruxelles », précise le Parisien. Un quartier qui offre plutôt un visage de désolation, décrit le journaliste, ou la moindre anfractuosité est le domaine privilégié des consommateurs de crack et d’héroïne mais également des dealers.
Du coup, les riverains, déjà dépités par l’image de leur quartier, redoutent que la gare du Nord ne se transforme  en « spot de toxicomanie ». « L’objectif est de réinsérer les consommateurs sur les lieux où ils se trouvent pas de les chasser des territoires », explique au quotidien des acteurs de terrain. 
Oui mais comment faire pour que de tels endroits ne deviennent pas des lieux de rendez-vous plus larges et que les dealers n’y développent pas leur commerce ?, objectent les détracteurs.

L’expérience à l’étranger apporte des éléments de réponse sur le terrain de la santé publique. En Espagne, en Allemagne ou aux Pays-Bas, 80 salles sont installées en Europe. Pionnière en 1986, la Suisse affiche un bilan très positif en matière de transmission des virus, sida ou hépatites. Et en 20 ans, le nombre de décès par overdose a été divisé par deux mais le pays compte autant de toxicomanes.

Les salles de shoot n’ont pas pour vocation à s’inscrire  dans une politique de sevrage mais bien dans une démarche de réduction des risques. C’est une « éthique du moindre mal », plaide dans le quotidien Jean-Pierre Couteron, psychologue-clinicien. Il y « un espace dédié à l'accueil, un autre aux consultations médicales, un autre permet de rencontrer un travailleur social », détaille le président de la Fédération addiction. Du matériel propre, neuf et à usage unique est aussi à disposition. Si les consommateurs peuvent faire expertiser la qualité de leur produit, il est impossible d’en acheter. Justement, rétorquent les opposants, les usagers pourront le faire à l’entrée. Pour eux, ces centres seront des aimants à dealer.

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