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QUESTION D'ACTU

Démence : vivre près d'un axe routier est un facteur de risque


  • Publié 05.01.2017 à 09h34
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Les pics de pollution augmentent, la mise en évidence de leurs effets délétères aussi. Et à ce titre, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Les personnes vivant à proximité des grands axes routiers auraient un risque accru de développer des démences, comme la maladie d’Alzheimer.

Publiée par The Lancet, cette étude a été menée de 2001 à 2012 au Canada, dans la province de l’Ontario, auprès de 6,6 millions de personnes âgées de 20 à 85 ans. « Le risque de démence diminue avec l’éloignement du trafic », relève le site Slate. 
Il est de 7 % plus élevé chez les personnes vivant à moins de 50 mètres, pour passer à une élévation de 4 % entre 50 et 100 mètres, puis à 2 % entre 101 et 200 mètres. Ce sur-risque n’est plus observé au-delà de cette distance, précise l’AFP.

« Notre étude suggère que le trafic routier pourrait être une source de stress environnemental capable de favoriser l'apparition de la démence », confirme l’auteur de cette étude, le Pr Hong Chen, de l'agence de santé publique de l'Ontario.
Le dioxyde d’azote (NO2) et les particules fines sont les polluants les plus impliqués, même si d’autres facteurs, comme le bruit, peuvent jouer un rôle dans la survenue de la pathologie.


Ce « fardeau de santé publique », comme le nomme le Pr Chen, est toutefois accueilli avec prudence par d’autres experts. Ces derniers signalent que cette étude ne permet pas de déterminer de manière infaillible l’impact réel de la pollution dans la démence par rapport à d’autres facteurs. D’autres s’interrogent sur l’effet direct ou indirect des polluants. « On peut par exemple imaginer que les personnes qui habitent dans les endroits plus reculés du Canada (les plus éloignés des grandes voies de communication) font davantage d’exercice physique, sont plus loin des fast-food », relativise dans Slate le Pr Antoine Flahault, spécialiste d’épidémiologie à l'université de Genève. Le Pr Hong Chen lui-même reconnaît que d’autres recherches sont indispensables pour confirmer la piste ouverte par cette étude.

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