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QUESTION D'ACTU

Mariage gay: les médecins de la PMA témoignent


  • Publié 21.12.2012 à 10h42
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Le PS se déchire et, pour l’instant, le gouvernement compte les points. « Un vent de fronde souffle dans les rangs socialistes autour du projet de loi sur la mariage gay », écrit à la Une, le journal le Monde. L’amendement déposé par le groupe PS à l’Assemblée nationale autorisant la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes  homosexuelles a ouvert une brèche. 27 députés de la majorité ont signé une pétition demandant le retrait de ce texte.
Loin de ces querelles, la commission des lois de l’Assemblée nationale a tenté d’éclairer ce débat avec une approche pragmatique. En auditionnant les médecins et les responsables de centres de PMA. « Ils suivent déjà des couples de femmes qui ont eu recours à l’insémination artificielle, de façon artisanale ou à l’étranger », explique la journaliste Gaëlle Dupont.


Premier enseignement, le développement des enfants « est totalement normal », a affirmé Antonio Pellicier, directeur de l’Institut de l’infertilité de Valence en Espagne.  Propos nuancés par une clinicienne de Marseille qui rappelle que le recul n’est pas suffisant et que les cohortes ne sont pas suffisamment importantes pour se prononcer.
Mais surtout, ces auditions ont soulevé bien d’autres questions qui semblent indissociables de la PMA elle même. Par exemple, l’accès aux origines. Le don de gamètes est anonyme en France, rappelle le quotidien, mais cette question va poser problème, prévoit Géraldine Porcu, la spécialiste marseillaise. L’association, qui regroupe des enfants conçus de cette façon espère, à cette occasion, remettre sur la place publique le sujet de l’accès aux origines.

Si des couples de lesbiennes peuvent recourir à la PMA, pourquoi les femmes seules ne pourraient elles pas en bénéficier ? En Espagne, elles représentent près de la moitié des procréations assistées (45%). Les autres (45%) concernent des hétéros et 10% seulement des couples homos. En France aussi , admet un médecin de l’hôpital Bichat, cette demande est importante.

Permettre à des femmes mariées de faire appel à la science pour développer un projet parental pose inévitablement la question des possibilités pour les hommes. « On ne pourra pas ne pas débattre de la grossesse pour autrui, analyse Annick Neuraz, gynécologue. « Vu le faible nombre d’enfants adoptables en France et dans le monde », observe la journaliste, la question des mères porteuses, aujourd’hui interdites en France, sera de nouveau posée.

Confrontés dans leur pratique quotidienne à ces demandes qui évoluent avec la société, les médecins ne devraient pas être mécontents que ces questions, qui touchent aux thèmes essentiels de la famille, de la filiation et des origines, soient portées par le législateur. Mais certainement pas de manière seulement idéologique ou partisane. 

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