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QUESTION D'ACTU

Cancer du sein : le flair, précieux outil de dépistage


  • Publié 25.08.2016 à 08h00
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Croisé au détour d’un tapis à bagages dans une aérogare, le chien renifleur déclenche souvent une petite appréhension. Thor, devrait lui susciter plus de sympathie. Ce malinois a bien été dressé par des experts cynophiles mais pas pour débusquer les stupéfiants. Thor est lui capable de détecter un cancer du sein à partir d’un simple morceau de tissu. Ce 2 avril, rapporte Le Figaro, l’Institut Curie et l’Ecole supérieure de physique et de chimie industrielle de Paris (ESPCI) lancent le programme Kdog, pour financer une campagne de recherches sur les chiens renifleur.

 

Dépister tôt, de manière simple et peu coûteuse est l’objectif de tous les programmes de dépistage des cancers. Si les recherches sur les biomarqueurs sanguins sont prometteuses, d’autres molécules pourraient présenter un intérêt majeur : les COV. Ces biomarqueurs sont aussi produits par les cellules cancéreuses, mais ils sont volatils ; une sorte de signature olfactive des tumeurs. Actuellement des recherches sont en cours pour tenter de développer des « nez électroniques » capables d’identifier ces COV. Mais pour l’instant c’est plutôt du côté des canidés que les résultats sont le plus encourageants.

Cancers de la prostate, mais aussi de la thyroïde, les chiens renifleurs de tumeurs ont fait parler d’eux à plusieurs reprises ces derniers mois. Thor, après avoir été dressé pendant plusieurs mois, est capable de repérer une tumeur en reniflant un morceau de tissu porté quelques heures par une femme, contre son sein.


Mais des évaluations solides manquent encore pour faire de ce dépistage olfactif une méthode de routine. C’est pourquoi l’Institut Curie et l’ESPCI lancent le projet Kdog, qui rassemble chimistes, biologistes, médecins, soignants, et aussi experts cynophiles. A terme, si la technique était validée, elle pourrait permettre de développer le dépistage des cancers dans les pays où méthodes classiques sont trop coûteuses, ou tout simplement pas disponibles. Mais le dépistage olfactif pourrait aussi améliorer le dépistage dans les pays développés. Pour savoir, si Thor sera bientôt membre à part entière d’une consultation de dépistage, il faudra commencer par rassembler les 80 000 euros nécessaires pour couvrir ses frais de dressage. Une levée de fonds est organisée sur le site du projet.

 

Première publication : le 1er avril 2016

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