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QUESTION D'ACTU

Richard : un "cobaye médical" au sommet de l'Everest


  • Publié 01.03.2016 à 09h35
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En ces temps gris, prenons de l’altitude et suivons les traces de Richard Parks. Ce Gallois, ex-international de rugby, s’apprête à rejoindre le toit du monde. Avant lui, d’autres aventuriers ont atteint le sommet de l’Everest. Mais il sera le premier cobaye médical de l’extrême.

En mai prochain, c’est « bardé d’électrodes au cœur et de capteurs sur la tête » que ce gaillard de 38 ans, auteur de plusieurs exploits, réalisera son ascension, nous apprend Le Parisien. « Les résultats doivent permettre de mieux comprendre les effets sur le corps et l’esprit d’une immersion dans ce qu’on surnomme la Zone de la mort, vers 8 000 m, quand l’oxygène présent dans l’air se fait rare », explique-t-il au quotidien.

Nausées, hallucinations, pertes de mémoire, les alpinistes de l’Himalaya connaissent bien les dangers d’une telle entreprise. Lorsque le cerveau et les organes manquent d’oxygène, chaque geste devient insurmontable et dangereux. Les grimpeurs entrent dans la death zone.
Près de 300 y ont perdu la vie depuis les débuts de la conquête de l’Himalaya. Moins de 3 % l’ont réussie sans apport d’oxygène supplémentaire, rappelle le journaliste Vincent Mongaillard.

C’est pourtant le défi que veut relever Richard. Non pas pour réaliser un nouvel exploit personnel, mais pour aider la médecine. A l’initiative de l’université du sud du pays de Galles et du laboratoire GSK, il participe à une étude portant sur la démence. Le manque d’oxygénation du cerveau serait l’une des causes de cette maladie.

C’est donc les effets de cette hypoxie sur l’organisme que les scientifiques veulent analyser grâce aux prises de sang régulières et aux biopsies musculaires que réalisera Richard.
Certes, il sera assisté dans son aventure par deux compagnons de cordée qui disposeront de bouteilles d’oxygène. Bien sûr, cet ambassadeur du pays de Galles s’entraîne sans relâche depuis 18 mois dans les conditions de l’extrême. Mais, à chaque fois, il en « bave », note le journaliste. « C’est horrible, confirme Richard. J’ai l’impression que mon cerveau est enserré dans un étau. J’ai chopé la pire migraine de ma vie. Et ça, encore, ce n’est que de la simulation ! »

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