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QUESTION D'ACTU

Des patients victimes de dentistes low-cost


  • Publié 22.07.2016 à 07h00
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Des couronnes à prix cassés, les patients en ont rêvé, beaucoup se sont fait escroquer. En pensant s’adresser à des dentistes estampillés low-cost, des incrédules pensaient pouvoir économiser quelques euros sur leurs soins dentaires.
En Ile-de-France, la réalité est bien différente, explique aujourd’hui Le Parisien. « Ça va du client qui s’est pointé pour un détartrage et est ressorti avec un devis de vingt couronnes pour 20 000 €, au patient qui a payé ses soins à l’avance, s’est fait édenter alors que ce n’était pas nécessaire et trouve porte close un jour chez son dentiste », raconte au journal la présidente de la Confédération Nationale des Syndicats Dentaires, Catherine Mojaïsky, dentiste à Melun (Seine-et-Marne). Plus d’une centaine de patients auraient été piégés, relève le quotidien.

Le président de l’Ordre des chirurgiens dentistes confirme, le « désastre bucco-dentaire » serait même national. Gilbert Bouteille s’attend à plus d’un millier de plaintes pour l’année écoulée.

Il faut dire que le dispositif imaginé par ces aigrefins de la dent est redoutable. A grand renfort de marketing, ils promettent des prix imbattables pour finalement ne proposer que des actes onéreux, comme les prothèses et les couronnes. D’autres ont imaginé un véritable business crapuleux en lien avec des organismes de crédit.
Tout commence par une radio panoramique et un devis. La facture vous paraît trop élevée, pas de problème, le cabinet dentaire vous met en relation avec un établissement de prêt. Et, poursuit Le Parisien, le piège se referme lorsque vous découvrez que, dans le contrat, que vous avez signé pour obtenir les fonds, il est mentionné que les soins ont déjà été réalisés.

Depuis 2009, les escrocs ont pu opérer grâce à une faille réglementaire. Nul besoin d’avoir une autorisation pour s’installer, une simple déclaration suffit. Malgré « des preuves accablantes », le ministère de la Santé et l’Agence régionale santé sont, pour l’instant, restés sourds aux alertes lancées par la profession.

Première diffusion : le 22 juillet 2016

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