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QUESTION D'ACTU

Travail : de la dépendance aux addictions


  • Publié 22.10.2015 à 09h35
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Ça commence par un pot de départ, puis plusieurs, le prétexte devient une habitude, le festif se transforme en addiction. Alcool, médicament, tabac, cannabis, le milieu professionnel est devenu un terrain des dépendances.
91 % des dirigeants et représentants du personnel interrogés par BVA « déclarent que les salariés de leur structure consomment « au moins un produit psychoactif » et surtout, 85  % d’entre eux se disent « préoccupés » par les conséquences de cette dépendance », indique Marc Payet dans Le Parisien. Commandé par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et conduites addictives (Mildeca), ce sondage est présenté ce jeudi lors d’un colloque organisé à Paris, à l’occasion de la Journée nationale de prévention des conduites addictives en milieu professionnel.

Pour tenir la cadence, être présent aux réunions tardives à répétition ou simplement pour tenter de concilier sa vie professionnelle et personnelle, de plus en plus de salariés ont recours à ces « béquilles ». C’est la fiole de whisky dans le tiroir, le joint à la place de la cigarette à la pause, ou encore l’antidouleur qui shoote lorsqu’il est pris en excès.
Ces accoutumances peuvent avoir de graves conséquences sur la santé mentale et physique de la personne. Mais elles ont aussi un impact sur l’entreprise. Les retards fréquents, l’absentéisme répété perturbent le climat social et peuvent devenir source de conflits entre collègues, explique le quotidien.

Lorsque ce virus contamine le milieu des blouses blanches, les conséquences peuvent être dramatiques. « L’affaire de la clinique d’Orthez a montré qu’une consommation excessive d’alcool chez un soignant pouvait entraîner un décès chez un patient », rappelle le journal.
Conscients du fléau, les anesthésistes ont mis en place un numéro vert à la disposition des personnes concernées et de leur entourage. D’autres hôpitaux, relate la journaliste Christine Mateus, organisent des journées internes dédiées à la dépendance et à la prévention des addictions. Initiative salutaire, mais qui ne lève pas toujours les tabous. « Vous ne verrez pas ici les gens qui sont directement concernés. On les connaît, mais pour parler de façon crue, nos alcoolos, nos toxicos ne viennent jamais à ces réunions. Ils ont honte », confie une infirmière de la médecine du travail d’un établissement hospitalier de Seine-Saint-Denis.

Si le dopage au boulot et ses conséquences sont aujourd’hui bien identifiés, les entreprises ont-elles pris la mesure du phénomène ? A en juger par la multiplication des conflits sociaux qui échouent dans la violence, il semble que l’épidémie se propage... dans une relative indifférence.

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