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Insuffisance thyroïdienne

Lévothyrox : pas de lien avéré entre les 14 décès et le médicament pour l’instant

Quatorze décès ont été enregistrés dans la base nationale de pharmacovigilance chez des malades prenant le Lévothyrox nouvelle formule. Mais selon la ministre de la santé, Agnès Buzyn, aucune preuve ne permet d’avancer que le médicament en est le responsable. 

Lévothyrox : pas de lien avéré entre les 14 décès et le médicament pour l’instant Tharakorn/epictura

  • Publié 06.12.2017 à 15h56
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Ils ont été baptisés « les morts du Lévothyrox ». Ils seraient « cachés par les autorités françaises ». Mais cela est sans doute un peu rapide. La semaine dernière, l’équipe du futur magazine Ebdo, dont le premier numéro doit paraître en janvier, annonce sur les réseaux sociaux que 13 personnes sont décédées depuis mars dernier. C’est-à-dire, depuis le changement de formule du médicament, qui fait polémique. 

14 décès sur près de 3 millions de malades 

Pour cela, les journalistes s’appuient sur la base nationale de pharmacovigilance, qui recense les effets secondaires du Lévothyrox. Dans la foulée, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) confirme l’information sur Twitter. Et précise: «14 842 cas ont été saisis dans la base nationale de pharmacovigilance dont 14 décès». Un de plus donc. 
Près de 3 millions de personnes prennent du Lévothyrox en France (1er marché mondial) pour une insuffisance thyroïdienne ou pour freiner un goître ou un nodule thyroïdien.

Pas de lien établi. L’absence de lien non plus 

Mais l’ANSM rajoute qu’aucun lien n’est établi entre ces décès et le Lévothyrox. En fait, les journalistes d’Ebdo le disent aussi un peu plus loin, dans leur papier. « Bien sûr, pour chacun d’entre eux, le lien de cause à effet entre la prise du médicament et le décès n’est pas établi. Mais l’absence de lien n’est pas établie non plus ! ». Donc soupçon. 
Au début du mois d’octobre dernier, l’ANSM avait pourtant rendu public une enquête faisant état de quatre décès chez près de 3 millions de malades traités. Parmi eux, il était « plausible » qu’un seul puisse avoir un lien avec le changement de formule du médicament. 

La cause du décès peut être multiple

Mardi, la ministre de la santé, Agnès Buzyn enfonce le clou sur BFMTV. Elle rappelle que les personnes décédées étaient majoritairement très âgées, avec de multiples pathologies. Et qui prenaient plusieurs traitements. 
Difficile alors de déterminer si le Lévothyrox est le seul responsable de la mort de ces patients. Une analyse est en cours. Les résultats sont attendus pour le mois de janvier. 

L’ancienne formule, trop instable 

Plus de 2,7 millions de Français prendraient actuellement du Lévothyrox, en raison de problèmes de thyroïde. En 2012, l’ANSM avait demandé au laboratoire qui fabrique le traitement, le laboratoire Merck, de changer de formule pour la mettre aux normes internationales. Car l’ancienne est instable : le principe actif du médicament se dégrade tout seul au cours du temps. 
C’est chose faite en mars dernier. Sauf que certains malades se plaignent de ne pas avoir été mis au courant de ce changement de formule et disent ressentir des effets secondaires extrêmement pénibles depuis. Les autorités sanitaires tentent de trouver des alternatives. 

Aujourd’hui, cinq médicaments alternatifs sont disponibles, ou en voie de l’être : 200 000 boites de l’ancienne formule seront disponibles le 15 décembre selon le laboratoire. 

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