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QUESTION D'ACTU

Journée mondiale contre la BPCO

On a aussi l’âge de ses poumons…

Aujourd’hui, l’âge des artères, de la peau ou du cerveau sont des notions comprises par tous. L’âge pulmonaire est une notion moins développée mais très moderne grâce aux approches pratiques qu’elle génère pour tenter de changer le pronostic de maladies graves qui touchent quatre millions de Français.  

On a aussi l’âge de ses poumons… imagepointfr/epictura

  • Publié 14.11.2017 à 09h00
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Notre corps ne peut pas vivre sans oxygène… Il ne peut donc pas vivre sans poumons ! C’est en effet là que l’oxygène passe dans le sang, par l’intermédiaire des alvéoles, sorte de petits sacs au bout de nos bronches. Pour avoir une idée de cette zone d’échange entre l’air et notre sang, si l’on étalait toutes nos alvéoles sur le sol, cela représenterait pour chacun de nous l’équivalent d’un court de tennis ! Le miracle d’une partie de notre vie est dans cette formidable surface.  Mais imaginez que le terrain de tennis deviennent une table de ping-pong - c’est ce qui se passe en cas de vieillissement -  et la partie n’est évidemment plus la même.

 Même si la formule est un peu galvaudée car valable pour d’autres fonctions de notre corps,  le souffle c’est la vie.

Notre « capital souffle » est en permanence sous la menace des agresseurs, car on ne peut pas dire que la vie moderne soit gentille avec nos poumons : L’air que nous respirons n’est plus vraiment pur et quand la pollution ne suffit pas, le tabac et les microbes des infections se chargent du reste. Heureusement nos poumons bénéficient d’un système de défense sophistiqué, mais  dont les ressources vont s’amenuiser lentement au cours des années.  Comme le reste du corps, le poumon vieillit et c’est une notion assez récente

Mesurer le souffle est simple

On peut apprécier les effets de ce vieillissement en mesurant le capital souffle grâce à un examen très simple, à la portée de tous les médecins généralistes au même titre que la prise de la tension artérielle. On utilise un petit appareil qui, sur une simple expiration violente,  permet de nous classer en 3 catégories : Vert, celle du capital intact, Orange celle de l’alerte qui peut à tout instant virer au Rouge pour laquelle le recours au pneumologue,  est indispensable.  Car il va falloir comprendre où est le problème. En une vingtaine de minutes, le spécialiste des poumons pourra, grâ ce à quelques instruments de mesure, savoir s’il s’agit d’une des grandes maladies respiratoires : la BPCO – sous ce sigle se cache la bronchite qui tue – et l’asthme. On est d’ailleurs, avec ces 2 maladies au-delà de 4 millions de malades dans notre pays.

On peut être atteint par une de ces affections sans le savoir car l’essoufflement, que chacun de nous connaît lors d’une émotion ou d’un effort qui dure, est un symptôme trop tardif.

D’où l’importance de ce petit examen immédiat et indolore car nous ne vieillissons pas tous de la même façon, tout particulièrement en ce qui concerne les poumons

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