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La Pinède des Singes

Landes : 160 macaques porteurs d'un virus mortel euthanasiés

Infectés par un virus mortel pour l’homme, tous les singes d’un parc zoologique fermé de Labenne (Landes) ont été abattus ce vendredi.

Landes : 160 macaques porteurs d'un virus mortel euthanasiés David/Flickr

  • Publié 19.05.2017 à 18h08
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Triste sort pour ces macaques de Java, qui ravissaient jusqu’à un an encore les promeneurs de la Pinède des Singes, un parc situé dans la commune de Labenne, dans les Landes. Sur ordre de la Préfecture, les services vétérinaires locaux ont procédé à leur euthanasie. La gendarmerie a bloqué l’accès au site ce vendredi matin aux alentours de 7h. Plus de 160 animaux seraient concernés. Les singes avaient été laissés dans le parc après sa fermeture, à la suite d’une mise en liquidation judiciaire en avril 2016.

Un mal nécessaire

Mais ce ne sont pas ces déboires judiciaires qui ont motivé le Préfet à ordonner leur abattage. « Les singes ne sont pas euthanasiés pour des raisons économiques mais sanitaires, après des tests réalisés par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) », a expliqué Lionel Couture, directeur général des services de la commune de Labenne. 
Des prélèvements effectués en janvier dernier sur les macaques avaient en effet révélé un taux très élevé de contamination par un virus bénin pour ces primates, mais très dangereux pour l’homme. Le groupe d’experts de l’Anses (1) avait évalué la probabilité de transmission entre 8 et 9, sur une échelle de 0 à 9.

(1) Agence nationale de sécurité sanitairede l’alimentation, de l’environnement et du travail

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Virus mortel dans 80 % des cas

Le virus, un herpès virus B (MaHV1), « est fréquent et bénin chez le singe, mais très rare et grave chez l’homme », peut-on lire sur le site de Santé Publique France. La maladie serait « mortelle dans 80 % des cas en l’absence de traitement ». Et si elle est soignée, des séquelles neurologiques, souvent handicapantes, persistent dans la plupart des cas.

Les morsures et griffures, mais aussi le contact avec des sécrétions de l’animal, notamment la salive, ou même avec des cages, peuvent être contaminantes. La maladie se traduit ensuite chez l’homme, après 3 jours à 5 semaines d’incubation, par de « la fièvre, des douleurs diffuses et une modification de sensibilité des extrémités », précise le communiqué de Santé Publique France. « Une paralysie ascendante peut suivre et aboutir à un tableau de méningo-encéphalite chez 89 % des cas ».

Des conditions de vie inadaptées

Face au risque de contamination et à la dangerosité pour l’homme, et malgré l’indignation d’associations de défense des animaux et de particuliers, qui proposaient même de recueillir les macaques dans les refuges ou à leur domicile, la Préfecture des Landes n’avait pas d’autre choix que l’abattage.

Impossible de savoir comment les macaques ont contracté le virus. Mais il semble que leurs conditions de détention laissaient à désirer. Ces animaux, habitués à des températures tropicales, passaient l’hiver landais sans chauffage, dans des conteneurs, alors que leur métabolisme ne leur permet pas d’évoluer sous les 16 °C. Des conditions qui avaient précipité la suspension d’activité l’année dernière.

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