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QUESTION D'ACTU

Organisation pour l’interdiction des armes chimiques

Syrie : l’usage du gaz sarin est "irréfutable"

L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) confirme que le gaz sarin a été utilisé lors de l’attaque de Khan Cheikhoun en Syrie.

Syrie : l’usage du gaz sarin est \ AP/SIPA

  • Publié 21.04.2017 à 13h18
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Aux yeux de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), cela ne laisse aucun doute. C’est bien le gaz sarin qui a été utilisé lors de l’attaque de Khan Cheikhoun (Syrie) le 4 avril dernier. Dans cette ville contrôlée par la rébellion, le bombardement a fait 87 morts et 557 blessés. Le recours au sarin est « irréfutable » d’après les analyses réalisées par l’Organisation.

Une arme dévastatrice

L’OIAC s’appuie sur le recueil de témoignage et l’autopsie de trois victimes. Un rapport plus complet est à venir, mais les résultats préliminaires sont clairs. Une exposition au gaz sarin, ou à un dérivé, est manifeste. Cet agent neurotoxique est 500 fois plus toxique que le cyanure. L’arme est puissante et dévastatrice : un simple contact avec la peau bloque la transmission de l’influx nerveux et provoque un décès par arrêt cardio-respiratoire. Son inhalation est également mortelle.

Selon le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, la France devrait, de son côté, apporter « la preuve que le régime syrien a bien organisé la frappe chimique ». C’est sur la base de ces soupçons que le gouvernement américain a commandité une frappe sur une base militaire.

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Trois attaques depuis 2015

Le régime syrien était pourtant censé avoir détruit ses stocks d’armes chimiques en 2013. A cette date, il a rejoint l’OIAC – après avoir utilisé le gaz sarin dans la banlieue de Damas. Mais la scène internationale a rapidement soulevé des doutes concernant la réalité du désarmement. L’ONU a attribué, depuis 2015, trois attaques au chlore. L’organisation Etat islamique aurait, elle, organisé une attaque au gaz moutarde.

Le Pr Raphaël Pitti, spécialiste de la médecine d’urgence, a effectué une vingtaine de missions en Syrie, auprès de la population exposée à des violences quotidiennes. De retour du pays, il confirme l’usage de produits neurotoxiques. « On voyait très nettement la symptomatologie propre à une intoxication par un organophosphoré, un neurotoxique », explique-t-il sur le plateau de l’Invité Santé.

 

Regardez l’émission L’Invité Santé de Pourquoidocteur
avec le Pr Raphaël Pitti (médecin-anesthésiste à Metz)
diffusée le 20 avril :

 

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