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QUESTION D'ACTU

Bataille rangée sur l'autoconservation des ovocytes


  • Publié 01.01.2040 à 00h00
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(Chronique Europe 1 santé Lundi 21 janvier)

La possibilité pour chaque femme de conserver ses ovocytes, au cas où elles ne pourraient plus avoir d’enfants, est actuellement controversée. Alors qu’est-ce qui fait débat ?

 

Pour le moment, les femmes peuvent conserver leurs propres ovocytes mais uniquement pour raison médicale. Autrement dit parce qu’à cause d’une maladie, le plus souvent un cancer, elles vont subir un traitement qui risque de les rendre stérile. En revanche, conserver ses propres ovocytes pour convenance personnelle, c’est à dire pour garder ses chances de pouvoir faire un enfant plus tard, ça, ce n’est pas autorisé par la loi.

 

Et manifestement, certains voudraient que la loi change ?

 

Oui, en décembre le Collège national des gynécologues et obstétriciens de France a pris position en faveur de l’autoconservation des ovocytes. Le CNGOF avance plusieurs arguments : d’abord, la France a récemment autorisé la vitrification, qui est une technique de congélation très efficace. Ensuite, les hommes peuvent conserver leur sperme comme ils le souhaitent, il n’y a donc pas de raison que les femmes n’y aient pas droit. Enfin, les femmes font des enfants de plus en plus tard, c’est un phénomène de société dont il faut tenir compte.

 

En revanche, d’autres représentants du monde médical s’opposent à cette autoconservation des ovocytes pour convenance personnelle ?

 

L’organisme qui regroupe les banques de sperme, la fédération des CECOS, vient en effet de prendre position sur le sujet. Pour eux, l’autoconservation des ovocytes est JE CITE « prématurée » et « non pertinente ». Pour plusieurs raisons : cela entretient l’illusion que l’on peut avoir un enfant à tout âge, et puis une très faible partie des femmes utiliseraient leurs ovocytes congelées. Ce qui veut dire qu’une majorité subirait inutilement un traitement de stimulation ovarienne. Et puis, il y a le coût d’une autoconservation. C’est environ 3000 euros. La société n’a pas les moyens de le prendre en charge. Ce qui veut dire que seules les femmes aisées pourraient se permettre de conserver leurs ovocytes.

 

Mais dans les pays voisins, est-ce que cette pratique est autorisée ?

 

Oui, c’est autorisé dans de nombreux pays. La société européenne de reproduction humaine a même pris récemment position en faveur de l’autoconservation des ovocytes.

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