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QUESTION D'ACTU

Des parcours de soins personnalisés dans le cancer

A l'initiative de l'Inca, plusieurs établisemments ont mis en place des programmes personnalisés de soins dans le traitement ou dans l'après cancer.


  • Publié 29.05.2013 à 13h53
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Personnaliser la médecine, c’est aussi prendre en compte le patient dans sa globalité, notamment les aspects liés à son environnement, son contexte social et son mode de vie. Le Plan Cancer 2009-2013 a entre autres pour objectifs principaux : mieux coordonner les acteurs de soins (hôpital et médecine de ville), mettre en place une prise en charge sociale des patients dès l’annonce de la maladie et impliquer davantage le médecin traitant en particulier pour « l’après-traitement ».

Suite à un appel à projets lancé en 2010 par l’Institut national du cancer (INCa) et la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), 35 établissements de santé ont ainsi mis en place des expérimentations de parcours personnalisé de soins en France. Sur un total de 9 287 patients, plus des deux tiers ont pu bénéficier d’un programme personnalisé de soins (PPS) et un tiers d’un programme personnalisé de l’après-cancer (PPAC). Le premier de ces outils était remis à tous les malades dès l’annonce. Il permettait de formaliser la proposition de prise en charge thérapeutique (calendrier de soins et de suivi), de repérer les difficultés sociales du patient et de mettre en œuvre un accompagnement adapté. Prenant le relais du PPS, le PPAC, conduit avec et par les médecins traitants, était remis au patient à la fin des traitements afin qu’il intègre dans sa vie quotidienne un suivi adapté à ses besoins et révisable au fil du temps.

Cette première phase d’expérimentations a permis de dégager le rôle clé des infirmiers hospitaliers chargés de coordonner les acteurs de soins, et l’importance d’un suivi social. Une nouvelle phase sera lancée en 2013 : elle s’intéressera plus particulièrement aux patients complexes, tant au niveau médical que sur le plan psycho-social, et permettra de réaliser une évaluation coût-efficacité en vue d’une généralisation du dispositif.


 

Simon Pierrefixe
Sciences et Santé, le magazine de l'Inserm 

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