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Une valve par voie artérielle pour les seniors

Le remplacement d’une valve du cœur au niveau de l’aorte en passant par les artères  démontre son efficacité avec un recul de plus de 2 ans chez les malades très âgés et à haut risque.


  • Publié le 02.04.2012 à 11h40
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En direct de l’American College of Cardiology (Chicago, 24-27 mars 2012)

Le suivi à deux ans de 700 malades à très haut risque qui ont été opérés pour une maladie d’une valve qui empêche le retour du sang de l’aorte vers le cœur, démontre que la remplacement de cette valve est aussi efficace quand la prothèse est mise en place par voie artérielle que quand la valve est posée au cours d’une chirurgie à cœur ouvert.

Les résultats de l’étude PARTNER viennent d’être présentés au congrès du Collège américain de cardiologie. ils apportent de gros espoirs pour des malades qui ne peuvent pas être opérés en raison d’un risque élevé de décès du fait du choc opératoire. L’étude a comparé des malades de même profil qui ont eu recours à deux techniques: la chirurgie ou la pose par voie artérielle. 

En chirurgie, il s’agit d’ouvrir le cœur, de dériver le sang dans une machine de circulation extracorporelle, de retirer la valve malade et de coudre une prothèse valvulaire à la place, avant de rétablir la circulation et de refermer. C’est une opération lourde, mais qui est maintenant bien rodée et qui permet une mise en place adéquate de la prothèse.
La mise en place de la prothèse par voie artérielle consiste à faire remonter un cathéter à partir de l’artère fémorale jusque dans le cœur où un ballonnet est gonflé pour dilater la valve malade afin d’y introduire la prothèse valvulaire. Celle-ci peut se déployer comme un parapluie. L’avantage de cette technique est qu’elle est moins lourde pour le malade. Mais on lui reprochait de favoriser la migration de petits morceaux de la vieille valve jusque dans le cerveau où ils provoquaient un infarctus, avec un risque de paralysie secondaire. Dans certains cas, la mise en place de la valve n’était pas optimale, avec un risque de fuite de cette valve.

Le suivi à 2 ans des malades de l’étude PARTNER révèle que le risque d’embolie cérébrale, c’est-à-dire de migration d’un morceau de valve ou d’un caillot dans le cerveau, avec accident vasculaire cérébral secondaire, n’est finalement pas plus important avec la prothèse mise en place par voie artérielle que par voie chirurgicale. Concernant la fuite liée à une mise en place imparfaite de la valve, il apparaît que ce risque est réel et qu’il peut conduire à une augmentation à long terme de la mortalité. Mais les experts présents sur place, s’accordent à dire que ce risque de fuite pourra être réduit avec l’expérience et les modèles repositionnables de prothèse.

De toute façon, c’est une bonne nouvelle pour nombre de malades très âgés, avec de nombreuses maladies associées, qui ne pouvaient pas être opérés sans risquer de mourir sur la table d'opération. Ils vont pouvoir bénéficier de cette nouvelle technique et mener à nouveau une vie normale.

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