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QUESTION D'ACTU

Les biotechnologies contre le psoriasis


  • Publié 16.05.2012 à 06h00
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Le psoriasis est  une affection de la peau qui se manifeste par des plaques rouges ainsi que des plaques blanchâtres de pellicules qui se détachent. Pas bien réjouissant pour ceux qui en souffrent… mais ils sont trois millions de Français, plus leur entourage, cela fait du monde...  Ce n’est pas une maladie grave  mais cela va de la simple tache en particulier au niveau des coudes ou des genoux à l’invasion de près de 30% de la surface du corps.
Toutefois  l’inesthétique de l’affection n’est pas son seul inconvénient. Ces lésions démangent terriblement. Le psoriasis peut survenir à n’importe quel age, plus volontiers entre 10 et 30 ans. La maladie est aussi fréquente que mal vécue ! Elle inspire à tort un certain dégoût et un rejet  qui contraint parfois à éviter certaines activités aussi bien sociales que professionnelles. Il faut affirmer haut et fort : le psoriasis n’est pas une maladie contagieuse et la vie doit être normale, sans précautions particulières. 

Les dermatologues ne cachent pas leur embarras quant aux origines réelles: l’hypothèse auto-immune  est actuellement la plus souvent retenue,  c’est-à-dire que les plaques apparaissent à la suite d’une erreur de stratégie de notre système immunitaire qui se met à produire des anticorps contre l’organisme lui-même.
Pour faire simple, je sais que vous aimez cela, c’est l’image de l’armée qui affolée se met à tirer sur ses propres troupes. Le stress a aussi son mot à dire plus particulièrement dans le déclenchement des poussées,  sans pour autant cataloguer le psoriasis de maladie psychosomatique.
Parce qu’il blanchit les lésions, le soleil, la photothérapie reste  un des  traitements de base du psoriasis auquel on associe des traitements locaux à base de corticoïdes et de dérivés de la vitamine D. 

L’espoir réside aussi dans l’apparition des biotechnologies qui depuis la découverte de l’origine immunitaire probable de la maladie permet la mise au point de traitement, dont certains sont déjà disponibles et  qui ne s’attaque pas seulement aux symptômes mais à la cause. C’est ce que l’on appelle les biothérapies. Elles sont apparues il y a un peu plus de  20 ans. Ce sont des  médicaments issus de la génétique. Une bonne nouvelle d’abord… pour la souris ! Car ce n’est qu’en 1997 que l’homme a commencé  à en bénéficier.
D’abord dans les rhumatismes. La rhumatologie n’avait pas connu une telle révolution thérapeutique depuis  l’arrivée des anti-inflammatoires, dans les années cinquante. Des résultats exceptionnels, d’abord dans la polyarthrite rhumatoïde où les succès thérapeutiques iront  au-delà des premiers espoirs. 
Des effets bénéfiques tant au niveau de l’amélioration incontestable de la qualité de vie que sur les images radiologiques, démontrant de façon incontestable que la maladie  n’évoluait plus, voire régressait.

Ces médicaments ont été mis tout de suite sous très haute surveillance en raison d’effets secondaires prévisibles, en particulier un risque infectieux redoutable. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Car l’utilisation de ces biothérapies s’est vite  élargie. D’abord à des malades moins sévères,  puis à d’autres affections inflammatoires délicates à traiter, comme le psoriasis avec les mêmes résultats spectaculaires quand le traitement n’est pas trop tardif.
On réserve toutefois ce traitement  aux cas modérés à sévères, car tout serait rose, si le coût de ces nouveaux traitements ne dépassait pas plusieurs milliers d’euros par an et leur durée  – pratiquement toute la vie – n’avaient entraîné une mise en garde des pouvoirs publics devant la facture du remboursement.

L’analyse économique risque cependant de ne pas trop de freiner la recherche. A cela trois réponses : D’abord il existe plusieurs médicaments et la concurrence doit inévitablement faire baisser les prix. Ensuite l’utilisation plus précoce va réduire significativement la durée globale de prescription. Enfin la non-évolution de la maladie doit être évalué économiquement  en termes de réduction des arrêts de travail, des hospitalisations et des handicaps. Un calcul qui n’est pas toujours effectué, mais qui pourtant est indispensable.

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